Une délégation d’hommes d’affaires et d’industriels se rend bientôt au Soudan pour en explorer le marché et y promouvoir les produits made in Lebanon. Ces derniers temps du reste, l’exportation libanaise se cible plus volontiers sur les marchés «maudits» frappés d’embargo par l’Oncle Sam comme l’Irak, la Libye et le Soudan. Soumis à d’évidentes restrictions, ces marchés offrent en effet un débouché rentable pour qui sait contourner le blocus occidental. Ainsi, après un évident feu vert de la Syrie, les Libanais ont été les premiers à envoyer une délégation économique négocier une reprise des échanges avec les Irakiens qui leur ont rendu la politesse en envoyant un groupe à Beyrouth. Dernièrement une autre délégation, conduite cette fois par le ministre de l’Agriculture M. Chawki Fakhoury, a visité la Libye pour y conclure des accords, prévoyant notamment l’échange de foires de produits ainsi que la mise sur pied de sociétés mixtes pour des joint-ventures de marketing réciproque. Autre cible des businessmen locaux: la Russie et le vaste ex-empire soviétique, ainsi que l’ensemble de l’ Europe de l’Est gagnée par un libéralisme assez exubérant qui permet d’étonnantes percées à qui se montre audacieux en affaires. L’impétuosité du secteur privé contraste fortement, comme toujours, avec l’action timorée de pouvoirs publics qui ne cessent de renforcer les barrières douanières sans se rendre compte que la limitation des importations affecte par contrecoup les exportations. Et finalement ce sont les contrats du secteur privé qui remplacent un peu les assistances que les Arabes n’ont jamais honorées, ou presque. Ainsi des deux milliards de dollars décidé par le sommet de Fès en 1978, il n’est arrivé que 400 millions de dollars; et des deux autres milliards du Fonds arabe de soutien créé à l’occasion de Taëf, le Liban n’a rien vu du tout! On ne parle plus, non plus, du fameux forum des Amis du Liban organisé autour de M. Hariri à Washington en 96 et qui devait faire pleuvoir sur ce pays un pactole de 3 milliards de dollars… Il est certain, comme les Libyens par exemple le reconnaissent, que mis à part l’Arabie Séoudite et le Koweit, les Arabes oublient par trop leurs engagements de solidarité avec un pays qui paie beaucoup à leur place. Une indifférence que le chef de l’Etat n’a pas manqué de déplorer dans son mot devant la délégation des médias pour le soutien au Sud, mais qui est en partie imputable au manque de suivi de la part des responsables locaux…
Une délégation d’hommes d’affaires et d’industriels se rend bientôt au Soudan pour en explorer le marché et y promouvoir les produits made in Lebanon. Ces derniers temps du reste, l’exportation libanaise se cible plus volontiers sur les marchés «maudits» frappés d’embargo par l’Oncle Sam comme l’Irak, la Libye et le Soudan. Soumis à d’évidentes restrictions, ces marchés offrent en effet un débouché rentable pour qui sait contourner le blocus occidental. Ainsi, après un évident feu vert de la Syrie, les Libanais ont été les premiers à envoyer une délégation économique négocier une reprise des échanges avec les Irakiens qui leur ont rendu la politesse en envoyant un groupe à Beyrouth. Dernièrement une autre délégation, conduite cette fois par le ministre de l’Agriculture M. Chawki Fakhoury,...
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