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Actualités - Chronologie

La Chine affectée par la chute du prix pétrolier

La Chine, importatrice nette de pétrole depuis 1993, ne profite pas de la chute des cours du brut sur les marchés internationaux et se retrouve au contraire coincée par le prix élevé de l’or noir sur le marché intérieur, expliquaient mardi les spécialistes. Alors que les cours internationaux ont reculé de près de 40% depuis novembre, atteignant environ 12 dollars le baril actuellement, le prix pratiqué en Chine est resté aux alentours de 18 dollars depuis l’an dernier, lorsqu’il avait été fixé légèrement en-dessous des cours mondiaux. «Cette grande différence de prix a provoqué une hausse des importations de produits pétroliers», a reconnu mardi l’agence Chine Nouvelle. La Chine a importé l’an dernier 33,8 millions de tonnes de pétrole brut, soit 49,4% de plus qu’en 1996 (22,6 millions de tonnes), afin de compenser une production de 160 millions de tonnes. Pour 1996 (dernier chiffre disponible), la consommation nationale atteignait déjà 170 millions de tonnes, obligeant le pays à importer près de 15% de ses besoins. Si en 1996, les exportations de brut (20,33 millions de tonnes) compensaient presque les importations, l’écart s’est fortement accru l’an dernier en raison du tassement des exportations (19,82 millions de tonnes), selon des chiffres de China National Petroleum Corp (CNPC), la principale compagnie pétrolière chinoise. Le déficit des échanges pétroliers atteint désormais 14 millions de tonnes contre 2,29 millions de tonnes en 1996. La Chine, devenue importatrice nette de pétrole en 1993, est confrontée à une vague d’importations clandestines de la part de raffineurs asphyxiés par le maintien du prix d’Etat, indique un spécialiste du secteur. «Les raffineurs sont dans une situation difficile. La tentation d’acheter à l’extérieur pour revendre en Chine fait des ravages», estime-t-il. A preuve, les stocks de pétrole d’origine nationale se sont accrus d’un million de tonnes l’an dernier, selon Chine Nouvelle, les raffineurs délaissant l’extraction nationale qui souffre de coûts de production relativement élevés par rapport aux pays du Proche-Orient. Alors que la Chine prônait ces dernières années, l’exploitation à outrance du sous-sol national afin de satisfaire aux besoins d’une économie en pleine croissance, la production a été réduite: un millier de puits ont été fermés, réduisant la production de 700.000 tonnes au premier trimestre (hors exploitation maritime). La Chine a dû également abaisser de 33% ses prix à l’exportation «ce qui affecte de façon importante les entrées de devises», indique l’agence officielle chinoise. Afin de protéger la production nationale, le pays a décidé de réduire les importations, a déclaré mardi un haut responsable de CNPC, sans expliquer comment Pékin comptait combler son déficit énergétique. La Chine va en outre «prendre des mesures fermes pour lutter contre la contrebande», a assuré ce responsable cité par Chine Nouvelle. Les entreprises à capitaux étrangers seront de leur côté «encouragées» à importer moins et à acheter plus de pétrole national. «Je me bagarre actuellement contre l’obligation d’acheter du pétrole chinois», a confirmé le représentant d’une compagnie pétrolière occidentale à Pékin. (AFP)
La Chine, importatrice nette de pétrole depuis 1993, ne profite pas de la chute des cours du brut sur les marchés internationaux et se retrouve au contraire coincée par le prix élevé de l’or noir sur le marché intérieur, expliquaient mardi les spécialistes. Alors que les cours internationaux ont reculé de près de 40% depuis novembre, atteignant environ 12 dollars le baril actuellement, le prix pratiqué en Chine est resté aux alentours de 18 dollars depuis l’an dernier, lorsqu’il avait été fixé légèrement en-dessous des cours mondiaux. «Cette grande différence de prix a provoqué une hausse des importations de produits pétroliers», a reconnu mardi l’agence Chine Nouvelle. La Chine a importé l’an dernier 33,8 millions de tonnes de pétrole brut, soit 49,4% de plus qu’en 1996 (22,6 millions de tonnes),...