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Actualités - Chronologie

Prévention Un vaccin contre les tumeurs de la prostate? (photo)

L’ayatollah Hossein Ali Montazéri, le principal dissident du clergé iranien placé en résidence surveillée après une disgrâce spectaculaire, est revenu au devant de la scène publique en lançant un appel en faveur des droits civils et du pluralisme politique dans le cadre du système islamique. Dans une interview au nouveau quotidien réformateur Khorkhad, l’ancien dauphin de l’ayatollah Ruhollah Khomeini réclame la mise en œuvre des droits et des libertés inscrits dans la Constitution iranienne. Un thème central des discours du président Mohammad Khatami. Cette prise de position ne devrait pas manquer de relancer le débat en Iran sur le rôle du clergé. Les précédentes déclarations du grand théologien avaient valu à Montazéri sa disgrâce, pour avoir défié le Guide suprême de la révolution islamique, la plus haute autorité de l’État. «Il faut familiariser les gens avec les droits et les libertés prévus par l’islam et la Constitution (iranienne)», dit Montazéri dans l’entretien accordé au rédacteur en chef de Khorkhad, Abdollah Nouri, un proche allié de Khatami. «Malheureusement, il existe une autocensure étrange et un esprit de crainte parmi la population. Il est nécessaire de renforcer l’esprit de courage et de confiance en soi, au sein de la nation, afin qu’elle défende ses droits et les droits des opprimés et ne garde pas le silence sur les offenses». Il dénonce également les autorités pour une débauche de dépenses consacrées à des «cérémonies et des formalités» et appelle Khorkhad à élever le niveau de compréhension de ses lecteurs sur les questions morales et politiques actuelles. Il s’agit d’une allusion à la campagne menée par Khatami pour l’émergence d’une société civile en Iran. Âgé de 76 ans, Montazéri est le principal dissident iranien depuis que Khomeyni a refusé en 1989 qu’il lui succède, à la suite d’une querelle sur le traitement des dissidents politiques. Montazéri a été interdit d’enseignement et placé en résidence surveillée, ce qui a suscité une vague de grèves et de manifestations de soutien à Ispahan et à Najafabad, la ville voisine. Depuis, Montazéri ne s’est pas beaucoup fait entendre et un magazine qui avait publié ses essais sur le pouvoir clérical a été interdit. Les médias officiels l’ignorent purement et simplement, tandis que les conservateurs le qualifient de cheikh simple d’esprit. Malgré son silence, Montazéri a conservé de nombreux partisans, notamment parmi les religieux et certains députés. L’interview au quotidien Khorkhad montre que Montazéri n’a rien perdu de sa combativité. Il critique l’establishment pour avoir accentué la rhétorique révolutionnaire aux dépens des vraies valeurs islamiques. «Vous savez que nous avons beaucoup chanté de slogans jusque-là, mais fait peu attention à l’enseignement et à l’application de critères islamiques», dit-il notamment.
L’ayatollah Hossein Ali Montazéri, le principal dissident du clergé iranien placé en résidence surveillée après une disgrâce spectaculaire, est revenu au devant de la scène publique en lançant un appel en faveur des droits civils et du pluralisme politique dans le cadre du système islamique. Dans une interview au nouveau quotidien réformateur Khorkhad, l’ancien dauphin de l’ayatollah Ruhollah Khomeini réclame la mise en œuvre des droits et des libertés inscrits dans la Constitution iranienne. Un thème central des discours du président Mohammad Khatami. Cette prise de position ne devrait pas manquer de relancer le débat en Iran sur le rôle du clergé. Les précédentes déclarations du grand théologien avaient valu à Montazéri sa disgrâce, pour avoir défié le Guide suprême de la révolution islamique, la...