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Actualités - Chronologie

Presse The European met la clé sous la porte

L’hebdomadaire britannique The European qui se voulait la voix de la nouvelle Europe «de l’Oural à Bordeaux» a dit adieu à ses lecteurs cette semaine dans un éditorial désenchanté aux accents eurosceptiques, au terme de huit années d’une existence chaotique. Le glissement de la ligne éditoriale et du tirage aura été constant depuis la fondation de l’hebdomadaire en mai 1990 par Robert Maxwell, au lendemain de la chute du mur de Berlin. Ironiquement, le titre disparaît deux semaines seulement avant l’avènement de l’euro qu’il célébrait en couverture de son premier numéro sous le titre triomphant : «Une monnaie pour l’Europe». À la dérive après la mort de Maxwell, The European avait été racheté en 1992 par les frères jumeaux et milliardaires David et Frederik Barclay. En six ans, il a perdu près de 70 millions de livres (112 millions de dollars), sans jamais parvenir à se redresser en dépit de changements successifs de formule, de format et d’une véritable valse des rédacteurs en chef. Le «soutien critique» à la construction européenne préconisé par le dernier rédacteur en chef, Andrew Neil, réputé atlantiste, avait valu à l’hebdomadaire le sobriquet «d’anti-European» dans les milieux bruxellois.
L’hebdomadaire britannique The European qui se voulait la voix de la nouvelle Europe «de l’Oural à Bordeaux» a dit adieu à ses lecteurs cette semaine dans un éditorial désenchanté aux accents eurosceptiques, au terme de huit années d’une existence chaotique. Le glissement de la ligne éditoriale et du tirage aura été constant depuis la fondation de l’hebdomadaire en mai 1990 par Robert Maxwell, au lendemain de la chute du mur de Berlin. Ironiquement, le titre disparaît deux semaines seulement avant l’avènement de l’euro qu’il célébrait en couverture de son premier numéro sous le titre triomphant : «Une monnaie pour l’Europe». À la dérive après la mort de Maxwell, The European avait été racheté en 1992 par les frères jumeaux et milliardaires David et Frederik Barclay. En six ans, il a perdu près de...