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Actualités - Chronologie

Grossesse Gare aux abus en vitamines

Un groupe d’experts internationaux, réunis en France par le Collège national des gynécologues-obstétriciens, vient de dénoncer certaines idées reçues en émettant des recommandations totalement opposées à leurs préceptes. Ainsi, finis les cocktails de vitamines et d’oligo-éléments, compagnons constants du petit déjeuner des futures mamans. Si la mère est en bonne santé et se nourrit de façon équilibrée, avertissent les experts, elle peut parfaitement mener à bon terme sa grossesse, sans ajouter à son alimentation une quantité de vitamines et de comprimés. L’organisme de la femme a la capacité de constituer des réserves pour l’enfant qu’elle porte. Quelques suppléments, cependant, restent justifiés. Il s’agit de la vitamine D dont les femmes manquent généralement, y compris dans les pays à soleil ardent. Le déficit semble responsable d’un faible taux de calcium constaté chez un nombre de nourrissons souffrant de convulsions à la naissance. Le déficit en vitamine B entraîne certaines malformations de la colonne vertébrale (spina bifida) qui semblent liées à une carence en acide folique au début de la gestation. Un supplément réduit la fréquence de ces malformations. Un manque d’acide folique, par ailleurs, peut être également responsable d’une anémie. Cent à deux cents d’acide folique, au cours des deux premiers mois de la grossesse, permettent d’éliminer tout risque de déficit dans ce domaine. Les oligo-éléments L’absorption intestinale du fer augmente dès le début de la grossesse. Au cours des derniers mois, le fer atteint des valeurs de 5 à 9 fois plus élevées. L’organisme accumule donc des réserves suffisantes pour satisfaire les besoins de l’enfant à naître. Le fer n’est donc recommandé en cours de grossesse qu’en cas d’anémie, authentifiée par une prise de sang réalisée au troisième mois de la grossesse. Dans l’absence d’anémie, le fer est inutile, voire nocif, puisqu’il est susceptible d’accroître la viscosité du sang maternel et influer négativement sur le poids de l’enfant. En ce qui concerne l’iode, un supplément peut être nécessaire dans les régions où les déficiences sont fréquentes. Les femmes qui souffrent de crampes peuvent, au cours des trois derniers mois, avoir recours à une prise de magnésium. D’autres micro-éléments tels que le fluor, le sélénium, le cruivre, le zinc, le calcium, sont inutiles en l’absence de problèmes spécifiques. Bien manger, c’est se nourrir correctement Qu’entendons-nous par le terme «bien manger»? Tout simplement, s’alimenter de façon correspondante aux besoins de la grossesse. Lait, yaourt, fromage sont les protagonistes de chaque repas. Le plat principal doit comporter du poisson, de la viande ou des œufs. En alternance, légumes verts (haricots, épinards, courgettes) et féculents (riz, pâtes, légumes secs). À ajouter une salade verte, des crudités, un potage de légumes. Saler avec du sel iodé.
Un groupe d’experts internationaux, réunis en France par le Collège national des gynécologues-obstétriciens, vient de dénoncer certaines idées reçues en émettant des recommandations totalement opposées à leurs préceptes. Ainsi, finis les cocktails de vitamines et d’oligo-éléments, compagnons constants du petit déjeuner des futures mamans. Si la mère est en bonne santé et se nourrit de façon équilibrée, avertissent les experts, elle peut parfaitement mener à bon terme sa grossesse, sans ajouter à son alimentation une quantité de vitamines et de comprimés. L’organisme de la femme a la capacité de constituer des réserves pour l’enfant qu’elle porte. Quelques suppléments, cependant, restent justifiés. Il s’agit de la vitamine D dont les femmes manquent généralement, y compris dans les pays à soleil...