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Actualités - Chronologie

Un cauchemar protocolaire pour la Maison-Blanche

La visite du président Bill Clinton en Israël et aux territoires palestiniens à partir de dimanche est devenue un cauchemar protocolaire pour la Maison-Blanche qui en a pourtant vu d’autres. Le premier écueil a été l’heure de son arrivée en Israël, prévue samedi vers minuit. Israël s’est plaint de cette heure tardive, soulignant notamment que les télévisions ne pourraient la retransmettre en direct en prime time. M. Clinton a tenu bon sur ce point. Mais il a accédé à ce que le gouvernement israélien organise une cérémonie en bonne et due forme au cours de laquelle il prendra la parole, ce qui n’était pas prévu au début. Le Premier ministre et le président israéliens, Benjamin Netanyahu et Ezer Weizman, pourront également s’exprimer brièvement à cette occasion. Une autre arrivée posait un problème autrement plus important en raison de son côté hautement symbolique. Pour la première fois dans l’Histoire, en effet, un président américain se rend en territoire palestinien. Arriverait-il au nouvel aéroport international de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, à bord de l’avion présidentiel Air Force One, comme le souhaitaient les Palestiniens? Israël n’a pas tardé à rétorquer qu’un tel geste constituerait une reconnaissance de fait d’un État palestinien et qu’il était donc inacceptable. Il a suggéré que le président se pose à Gaza à bord d’un hélicoptère israélien. Quelque chose d’impensable côté palestinien. Des responsables américains, au département d’État et à la Maison-Blanche, ont essayé de dédramatiser, soulignant cette semaine qu’il s’agissait d’un problème purement technique. La distance entre Gaza et Jérusalem étant trop réduite pour avoir recours à Air Force One, ont-ils indiqué, le président prendra l’hélicoptère présidentiel Marine One. Ce qui permettrait par ailleurs de couper la poire en deux, côté symboles. Le sommet tripartite Enfin, il y a le problème du sommet tripartite Clinton-Netanyahu-Arafat. La Maison-Blanche a fait savoir qu’une telle rencontre était toujours à l’étude, mais la question de l’endroit où elle se déroulerait est devenue d’ores et déjà un troisième casse-tête. Les Palestiniens sont fermement opposés à toute rencontre sur le territoire israélien et proposent Erez, à la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Les Israéliens insistent pour qu’elle se tienne à Ashkelon, sur la Méditerranée, juste au nord de la bande de Gaza, en territoire israélien. Cela reviendrait pour le leader palestinien Yasser Arafat a effectuer sa première visite officielle en Israël, à un moment où le processus de paix traverse une nouvelle crise. M. Arafat s’est rendu en Israël à deux reprises depuis le début de l’autonomie en 1994, mais pour des visites non officielles: l’une pour rencontrer Léa Rabin après l’assassinat de son mari, le Premier ministre Yitzhak Rabin, la seconde pour voir le président israélien Ezer Weizman dans sa résidence secondaire à Césarée. Ces querelles protocolaires peuvent sembler secondaires au regard de la tâche qui attend Bill Clinton au Proche-Orient. Mais dans cette région, le moindre symbole peut avoir une portée historique, selon l’ancien négociateur Richard Fairbanks. «Où il va, quand il y va, aux côtés de qui il se montre, tous ces signes extérieurs ne manqueront pas d’avoir des conséquences, car il s’agit après tout d’un combat incessant des deux côtés pour conquérir les cœurs et les esprits», a-t-il dit.
La visite du président Bill Clinton en Israël et aux territoires palestiniens à partir de dimanche est devenue un cauchemar protocolaire pour la Maison-Blanche qui en a pourtant vu d’autres. Le premier écueil a été l’heure de son arrivée en Israël, prévue samedi vers minuit. Israël s’est plaint de cette heure tardive, soulignant notamment que les télévisions ne pourraient la retransmettre en direct en prime time. M. Clinton a tenu bon sur ce point. Mais il a accédé à ce que le gouvernement israélien organise une cérémonie en bonne et due forme au cours de laquelle il prendra la parole, ce qui n’était pas prévu au début. Le Premier ministre et le président israéliens, Benjamin Netanyahu et Ezer Weizman, pourront également s’exprimer brièvement à cette occasion. Une autre arrivée posait un problème...