Le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a cherché à Stockholm à apaiser les tensions israélo-palestiniennes avant les négociations sur le statut final des territoires en souhaitant un «changement qualitatif du discours politique» entre les parties. Le leader palestinien a proposé une «transition d’une logique de guerre à une logique de paix» en déclarant qu’Israéliens et Palestiniens «devraient éviter de recourir à la violence et à la guerre comme moyen politique pour imposer un règlement à l’autre partie». Cette proposition a été faite quelques heures après que le Cabinet palestinien, réuni à Gaza, eut repoussé les nouvelles conditions posées par Israël au prochain retrait de ses troupes en Cisjordanie prévu par l’accord de Wye Plantation du 23 octobre. «La partie palestinienne ne cherche pas aujourd’hui, et ne cherchera pas demain, à engager une confrontation militaire ou une quelconque course aux armements avec Israël ou avec toute autre partie dans la région», a déclaré le leader palestinien. M. Arafat a ensuite énoncé cinq «principes» pouvant guider les parties dans leurs négociations du statut final: «égalité, justice, réciprocité, globalité et durabilité, sécurité». Le leader palestinien a également donné six «principes opérationnels» devant être observés par les parties lorsqu’elles engageront les négociations. M. Arafat, keffieh et uniforme vert olive, a évité toute allusion à une éventuelle proclamation unilatérale d’un État palestinien le 4 mai 1999, à l’expiration de la période intérimaire d’autonomie de cinq ans prévue par les accords d’Oslo. Il a seulement déclaré que «tous les efforts devaient être entrepris pour parvenir à un accord et définir les frontières d’un État palestinien avant le 4 mai». Le leader palestinien n’a pas davantage répondu à une proposition du député travailliste (opposition) à la Knesset (parlement israélien), Yossi Beilin, sur laquelle il a été interrogé lors de la conférence qui a suivi sa déclaration. M. Beilin, l’un des architectes des accords d’Oslo, a proposé que l’État hébreu reconnaisse un État palestinien sans mentionner ses frontières et Jérusalem et qu’il se retire de 50 % des territoires palestiniens en échange d’un report à 2001 de la proclamation d’indépendance par l’Autorité palestinienne.. M. Arafat a seulement rappelé qu’il avait déjà proclamé un État palestinien en 1988 lors d’une session extraordinaire des Nations unies à Genève et que cet État avait été reconnu par 27 pays dans le monde. Israël a suspendu la semaine dernière l’application de l’accord de Wye Plantation en demandant à M. Arafat de renoncer à proclamer l’indépendance le 4 mai prochain. M. Arafat poursuivra dimanche sa visite de 36 heures en Suède destinée à commémorer le 10e anniversaire de sa première reconnaissance publique, en tant que président de l’OLP, de l’existence de l’État d’Israël, en décembre 1988 à Stockholm. Cette reconnaissance avait ouvert un dialogue direct entre les États-Unis et l’organisation palestinienne et pavé la voie aux accords intérimaires sur l’autonomie palestinienne signés en 1993 par l’OLP et Israël. Le leader palestinien, qui a été accueilli par une tempête de neige en Suède, a renoncé à se rendre, comme prévu, dimanche en Norvège en raison des actuelles tensions dans les territoires palestiniens. Il doit repartir dimanche matin de Stockholm pour Gaza.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a cherché à Stockholm à apaiser les tensions israélo-palestiniennes avant les négociations sur le statut final des territoires en souhaitant un «changement qualitatif du discours politique» entre les parties. Le leader palestinien a proposé une «transition d’une logique de guerre à une logique de paix» en déclarant qu’Israéliens et Palestiniens «devraient éviter de recourir à la violence et à la guerre comme moyen politique pour imposer un règlement à l’autre partie». Cette proposition a été faite quelques heures après que le Cabinet palestinien, réuni à Gaza, eut repoussé les nouvelles conditions posées par Israël au prochain retrait de ses troupes en Cisjordanie prévu par l’accord de Wye Plantation du 23 octobre. «La partie palestinienne...