Pour la première fois dans sa longue carrière, Robert Redford joue dans un film dont il est le réalisateur: The Horse Whisperer (L’Homme qui Murmurait à l’Oreille des Chevaux). Connu pour être un perfectionniste, il réalise ici son quatrième film depuis l’Oscar remporté en 1980, avec Ordinary People. Cette fois, les enjeux sont énormes. Sur un budget de $70 millions, Redford s’est alloué un salaire de $20 millions. Les studios Disney ont, pour leur part, acheté les droits du livre de Nicholas Evans pour la coquette somme de $3 millions. À 60 ans, Redford s’éloigne du Sundance Film Festival qu’il a créé, pour donner un nouveau souffle à sa carrière. D’autres projets sont en cours, dont un thriller (The Spy Game) et un drame centré sur la vie de George Washington. La star s’est confiée récemment au magazine Première (édition américaine). * Pourquoi avoir évité si longtemps d’être acteur et réalisateur d’un même film? Parce que je ne pensais pas pouvoir le faire... En tant qu’acteur, j’ai toujours préféré faire confiance à mes intuitions et rentrer dans mes personnages sans trop y réfléchir. Or, être réalisateur nécessite beaucoup plus de réflexion et de contrôle. J’ai dû me plier à une discipline de fer afin de combiner les deux activités... D’ailleurs, parfois, en dirigeant une scène, j’oubliais de dire cut, tellement j’étais absorbé par le jeu de acteurs. * Que dire du Sundance Film Festival (pour promouvoir le cinéma indépendant)? Je suis ravi de voir que le Festival porte ses fruits. L’idée de départ était de diversifier l’industrie cinématographique (qui trop souvent s’appuie sur des formules toutes faites), et aussi de permettre l’émergence de nouveaux talents, qui n’ont pas les moyens de s’exprimer ailleurs. Maintenant qu’une équipe est en place pour s’occuper du Festival, je peux consacrer plus de temps à ma carrière. * Quelles ont été vos motivations pour réaliser les films que l’on connaît de vous? Ordinary People est mon premier. Je venais d’avoir quarante ans et au cours de dix dernières années, j’avais produit beaucoup des films dans lesquels j’avais tourné. Il était temps pour moi de prendre un nouveau cap. Je cherchais une histoire fondée sur les sentiments et les comportements de chacun, et puis le manuscrit m’est tombé dans les mains... Pour A River Runs Through It... c’est un ami qui m’avait envoyé le livre. En lisant les premières et dernières lignes, j’ai su que l’histoire était pour moi. On m’a prévenu que le livre était trop lyrique pour être porté à l’écran. C’est justement cette particularité que j’ai essayé de conserver... Le cas de Quiz Show est plus complexe. Durant ma jeunesse, la télévision ne prêtait pas à confusion. L’information occupait la place d’honneur, les jeux venaient ensuite. C’est maintenant souvent le contraire. Le divertissement est une véritable industrie. Le film a voulu montrer le moment où cette transition a eu lieu...
Pour la première fois dans sa longue carrière, Robert Redford joue dans un film dont il est le réalisateur: The Horse Whisperer (L’Homme qui Murmurait à l’Oreille des Chevaux). Connu pour être un perfectionniste, il réalise ici son quatrième film depuis l’Oscar remporté en 1980, avec Ordinary People. Cette fois, les enjeux sont énormes. Sur un budget de $70 millions, Redford s’est alloué un salaire de $20 millions. Les studios Disney ont, pour leur part, acheté les droits du livre de Nicholas Evans pour la coquette somme de $3 millions. À 60 ans, Redford s’éloigne du Sundance Film Festival qu’il a créé, pour donner un nouveau souffle à sa carrière. D’autres projets sont en cours, dont un thriller (The Spy Game) et un drame centré sur la vie de George Washington. La star s’est confiée récemment au...
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