Akmola, à 1.000 kilomètres au nord-ouest d’Almaty, n’est encore qu’un immense chantier, mais se prépare à devenir en juin prochain la nouvelle capitale du Kazakhstan, pays enclavé d’Asie centrale aux immenses réserves pétrolières. «Ce sera une ville du futur et la rencontre de l’Europe et de l’Asie», dit le maire d’Akmola, Agilbek Djakcybekov. Le coût total de l’opération est estimé à un milliard de dollars en deux ans. Sur la place centrale, une véritable course est engagée pour terminer la construction et améliorer l’infrastructure de la ville jusqu’à l’inauguration officielle prévue en juin. Mais pour l’heure, le manque d’électricité, de chauffage, d’eau potable et un réseau téléphonique insuffisant, la pénurie de logements, d’hôtels et de bureaux ont découragé de nombreuses familles, entreprises et ambassades de déménager d’Almaty, l’ancienne capitale, à Akmola, dont le nom signifie «tombe blanche». Dans le centre-ville, le dégel, premier signe du printemps, a amené la boue dans les chantiers de construction ouverts dans presque tous les quartiers. Les nouveaux bâtiments du gouvernement, splendides au milieu de la saleté des rues, contrastent avec la grisaille des blocs d’immeubles à l’architecture soviétique. «Naturellement, on fait tout pour mener à bien des travaux qui ont été fixés avant notre arrivée» par le président Nursultan Nazarbayev «pour rendre la ville plus propre et plus confortable», a déclaré le maire. Plusieurs bâtiments du gouvernement sont déjà terminés, dont le ministère des Affaires étrangères, le bâtiment du Parlement et les principaux bureaux du gouvernement. Pourtant, ils déplaisent à certains Kazakhstanais: construits pour la plupart par des entreprises turques, les nouveaux immeubles ne sont pas bâtis dans le style de l’architecture nationale. M. Djakcybekov défend ce style: sa ville «accueillera des représentants de toutes les cultures. Chaque citoyen du monde doit se sentir ici chez lui». L’administration de la ville expose une maquette futuriste d’Akmola. Le musée national sera en forme du yourte, la tente typique des nomades kazakhs. La municipalité a également prévu de construire un complexe sportif, la bibliothèque nationale, une université et un centre international d’affaires. La dernière aide financière est venue d’Arabie Séoudite qui va investir 15 millions de dollars destinés à la construction du nouveau bâtiment du Sénat. Malgré ces investissements, quelque 3.500 fonctionnaires arrivés dans la nouvelle capitale n’ont toujours pas de logements adéquats. La plupart d’entre eux vivent dans des hôtels ou des pensions, et ont dû laisser leurs familles à Almaty. Ceux qui ont eu la chance d’obtenir un appartement, vivent sans meubles, confirment plusieurs employés du gouvernement. Les ambassades ne sont pas plus enthousiastes à venir s’installer: seul l’Ouzbékistan a commencé les travaux de construction de sa chancellerie, alors que la Russie et la Chine en sont toujours à la phase d’élaboration des plans de construction, a indiqué Djakcybekov. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Akmola, à 1.000 kilomètres au nord-ouest d’Almaty, n’est encore qu’un immense chantier, mais se prépare à devenir en juin prochain la nouvelle capitale du Kazakhstan, pays enclavé d’Asie centrale aux immenses réserves pétrolières. «Ce sera une ville du futur et la rencontre de l’Europe et de l’Asie», dit le maire d’Akmola, Agilbek Djakcybekov. Le coût total de l’opération est estimé à un milliard de dollars en deux ans. Sur la place centrale, une véritable course est engagée pour terminer la construction et améliorer l’infrastructure de la ville jusqu’à l’inauguration officielle prévue en juin. Mais pour l’heure, le manque d’électricité, de chauffage, d’eau potable et un réseau téléphonique insuffisant, la pénurie de logements, d’hôtels et de bureaux ont découragé de nombreuses...