Les États-Unis sont sur le point de consentir une importante aide alimentaire à la Russie, apprenait-on de source autorisée auprès du département américain de l’agriculture. Les négociateurs des deux pays, réunis à Moscou depuis jeudi, paraissaient proches d’un accord lundi soir. Selon les milieux du négoce, cette aide pourrait atteindre un milliard de dollars. Toutefois Tim Galvin, haut fonctionnaire du département, a refusé d’en préciser le montant, se bornant à dire que ce serait «un accord important». Avec des finances très entamées depuis la dévaluation du rouble en août dernier, la Russie a besoin «d’importantes quantités» de viande, de riz et de céréales. Les discussions portent sur la forme de l’aide, a ajouté Galvin, soit des dons humanitaires, soit des crédits à long terme ou les deux. Les négociateurs américains cherchent à situer où il y a pénurie de céréales et de viande en Russie. Au département d’État, un porte-parole a déclaré que les discussions portaient sur «la taille et les conditions d’offre d’une fourniture de denrées alimentaires». Les Russes risquent de manquer de nourriture cet hiver à cause d’une mauvaise récolte de céréales et parce que la dévaluation du rouble a renchéri les importations de volailles, de viande et autres nourritures. La Russie a importé l’an dernier environ le tiers de sa nourriture. Il est probable que le gouvernement Clinton participera à une aide alimentaire à la Russie mais en s’assurant que les denrées aillent directement à ceux qui en ont besoin, sans intermédiaires douteux qui chercheraient à s’enrichir aux dépens de leurs compatriotes. Dans l’intérêt des agriculteurs US Un tel accord est vivement souhaité par les agriculteurs américains, confrontés à des cours de céréales et de viande à leurs plus bas depuis dix ans à cause de l’abondance de la production mondiale. Jusqu’à la dévaluation du rouble, la Russie était le premier importateur de volailles américaines avec près de 80 000 tonnes par mois. Outre l’intérêt de ses agriculteurs, les États-Unis ont intérêt à ce que les Russes ne souffrent pas de faim cet hiver. Avec un grand nombre d’ouvriers et de soldats qui n’ont pas été payés depuis plus d’un an, un manque de nourriture pourrait provoquer des émeutes. Moscou a récemment conclu des accords de troc avec la Roumanie, la Biélorussie et l’Ukraine, du gaz et du pétrole contre de la nourriture. Selon l’agence russe Interfax, citant un document du ministère de l’Agriculture, la Russie veut importer 3,5 millions de tonnes de céréales l’an prochain (3 millions T. prévus cette année), 3,35 millions de tonnes de viande (3 millions) et 1,5 million de tonnes de sucre (1,35 million). On ignore si ces besoins ont été évoqués dans les négociations.
Les États-Unis sont sur le point de consentir une importante aide alimentaire à la Russie, apprenait-on de source autorisée auprès du département américain de l’agriculture. Les négociateurs des deux pays, réunis à Moscou depuis jeudi, paraissaient proches d’un accord lundi soir. Selon les milieux du négoce, cette aide pourrait atteindre un milliard de dollars. Toutefois Tim Galvin, haut fonctionnaire du département, a refusé d’en préciser le montant, se bornant à dire que ce serait «un accord important». Avec des finances très entamées depuis la dévaluation du rouble en août dernier, la Russie a besoin «d’importantes quantités» de viande, de riz et de céréales. Les discussions portent sur la forme de l’aide, a ajouté Galvin, soit des dons humanitaires, soit des crédits à long terme ou les deux. Les...
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