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Actualités - Chronologie

Nouveau traitement suédois pour prévenir les complications du diabète

Les peptides C, substances protéiques formées d’un nombre restreint d’acides aminés et produites par le pancréas, préviendraient les complications physiologiques du diabète sucré lorsqu’ils sont administrés avec de l’insuline, selon des recherches en cours à l’Institut Carolin de Stockholm. «Nous expérimentons depuis plus de dix ans les peptides C sur des diabétiques et nous avons constaté que les jeunes malades les recevant avec l’insuline ne sont quasiment plus affectés par les habituelles complications du diabète, comme la cécité, les pertes de sensibilité aux terminaisons nerveuses et les blocages rénaux», déclare le Pr John Wahren, chef du service de physiologie clinique de l’institut. «C’est par hasard, au début des années 80, que nous nous sommes aperçus que chez de jeunes diabétiques utilisant des pompes à insuline, les reins travaillaient en «sur-régime» par rapport à ceux d’adolescents sains du même âge», indique un autre médecin de l’institut, Bo-Lennart Johansson. «Nous avons également constaté qu’à alimentation équivalente, les jeunes diabétiques ne disposaient pas dans leur organisme de peptides C, une substance habituellement produite par le pancréas, et cela contrairement aux adolescents sains», précise-t-il. «Nous avons alors fait fabriquer des peptides C de synthèse avec une technique de recombination du type DNA par les laboratoires de biochimie et de biotechnologie du Pr Mathias Uhlén, à l’Ecole supérieure technique de Stockholm», ajoute le médecin. Après des essais en laboratoire réalisés avec des diabétologues de l’Institut Carolin, le Pr Johansson a traité de jeunes diabétiques en leur donnant des quantités de peptides de synthèse égales à celles d’insuline prises dans leurs injections quotidiennes. «Les fonctions rénales de ces malades sont alors retombées au même niveau que celles des adolescents en bonne santé», affirme le praticien. «Nous avons également constaté que les blessures cutanées des diabétiques traités aux peptides C guérissaient mieux», ajoute-t-il. «Nous avons aussi observé un mieux au niveau du système circulatoire, et notamment des pertes moindres de la sensibilité au niveau des mains et des pieds frappant les personnes diabétiques au fur et à mesure que leur maladie progresse», remarque-t-il. «Nous ne savons pas encore grand-chose sur les peptides C», reconnaît le Pr Wahren, «sauf qu’ils donnent des résultats positifs sur des diabétiques traités à l’insuline». «Par contre, nous ne savons pas exactement à quoi ils servent chez les personnes saines», ajoute-t-il. Des travaux sur les peptides de synthèse sont actuellement en cours dans les laboratoires du groupe pharmaceutique allemand Schwarz Pharma AG qui investira un million de DM dans ces recherches au cours des cinq prochaines années. Un groupe de médecins de Saint-Louis (Etats-Unis) et des endocrinologues de la clinique universitaire de Mayence (Allemagne) «sont arrivés à des résultats très proches des nôtres», affirme le professeur Wahren. En France, des recherches sur les peptides de synthèse sont effectuées par le centre hospitalier universitaire de Marseille sous la direction du professeur Philippe Vague. «Au début, on nous avait pris pour des illuminés», se souviennent les deux médecins suédois qui ont maintenant orienté leurs recherches vers les personnes souffrant d’un diabète de «type 2» (non traité à l’insuline) et qu’ils espèrent voir aboutir d’ici l’an 2004. (AFP)
Les peptides C, substances protéiques formées d’un nombre restreint d’acides aminés et produites par le pancréas, préviendraient les complications physiologiques du diabète sucré lorsqu’ils sont administrés avec de l’insuline, selon des recherches en cours à l’Institut Carolin de Stockholm. «Nous expérimentons depuis plus de dix ans les peptides C sur des diabétiques et nous avons constaté que les jeunes malades les recevant avec l’insuline ne sont quasiment plus affectés par les habituelles complications du diabète, comme la cécité, les pertes de sensibilité aux terminaisons nerveuses et les blocages rénaux», déclare le Pr John Wahren, chef du service de physiologie clinique de l’institut. «C’est par hasard, au début des années 80, que nous nous sommes aperçus que chez de jeunes diabétiques...