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Actualités - Opinion

"Strada Shots", 32 photographies d'Elie Khalifé (photos)

«Gare centrale de Milan. Il est 13h25, je suis encore sur le quai principal de la Stazione, quand, brusquement, la fenêtre du wagon le plus proche s’ouvre. Une petite fille me fixe droit dans les yeux. C’est ma première photo, le voyage commence. Je passe d’une ville à l’autre, subtilisant à des inconnus des instants furtifs de vie, au détour d’un bâtiment ou au bord d’un lac. Mais c’est la rue qui me fascine. Théâtre permanent de situations anecdotiques ou dramatiques. A saisir. La place qu’occupe l’individu dans l’espace de la ville, dans son espace propre, se réduit ici au cadre arbitraire que j’ai choisi dans le viseur. Le personnage est isolé de la réalité ambiante et je le rends, à son insu, acteur principal de mon image». C’est toute l’histoire de ce recueil de photos-cartes postales qu’Elie Khalifé vient d’éditer avec le concours de «Mind the gap» une agence de communication qui signe là sa première publication d’une série de «livres-objets». Les cartes détachables sont tout à fait classiques avec l’envers pour écrire. Elles sont disponibles dans les librairies et galeries d’art. Auteur-réalisateur de courts-métrages («Taxi-Service» et récemment «Merci-Natex») Elie Khalifé dévoile dans «Strada Shots» ses talents de photographe. En 32 clichés, noir et blanc, il capte — dans les rues de Rome, Milan, Florence, Paris, Genève, New York ou Tripoli — des visages, des regards, des silhouettes, des expressions et des attitudes éloquentes. De passants anonymes, il fait des personnages d’un cinéma d’autant plus expressif qu’il est muet. Et que chacun peut interpréter à sa guise...
«Gare centrale de Milan. Il est 13h25, je suis encore sur le quai principal de la Stazione, quand, brusquement, la fenêtre du wagon le plus proche s’ouvre. Une petite fille me fixe droit dans les yeux. C’est ma première photo, le voyage commence. Je passe d’une ville à l’autre, subtilisant à des inconnus des instants furtifs de vie, au détour d’un bâtiment ou au bord d’un lac. Mais c’est la rue qui me fascine. Théâtre permanent de situations anecdotiques ou dramatiques. A saisir. La place qu’occupe l’individu dans l’espace de la ville, dans son espace propre, se réduit ici au cadre arbitraire que j’ai choisi dans le viseur. Le personnage est isolé de la réalité ambiante et je le rends, à son insu, acteur principal de mon image». C’est toute l’histoire de ce recueil de photos-cartes postales...