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Actualités - Chronologie

La fin d'une époque, estime la presse

«C’est la fin d’une époque», affirme le quotidien «Le Figaro» (droite) en commentant les résultats des élections locales en France, alors que la presse de gauche appelle à un «sursaut» pour éviter «l’engrenage du pire». «La droite se remettra-t-elle vite de la dépression nerveuse qui, ces jours-ci, la ravage?, se demande l’éditorialiste du Figaro. A en croire les résultats du second tour des cantonales, l’état du malade est à peu près stationnaire». Pour ce journal, «le plus clair de l’histoire est que, contrairement aux apparences, le FN ne tentait pas, la semaine dernière, de sauver des eaux ces grands barons de province, mais de faire exploser le RPR et l’UDF. Observez les dégâts: l’objectif est presque atteint. Quelque chose est cassé, pour longtemps, entre ceux qui veulent faire alliance avec M. Le Pen et les autres, tous les autres. C’est la fin d’une époque». A gauche, «Libération» — qui titre: «Vite, un sursaut» —, écrit: «La dynamique électorale est du côté du Front national, alors que la droite parlementaire, de désastre en désastre, est hachée menu par les extrémistes d’un parti autoritaire, xénophobe et raciste. La bouée de sauvetage (du Front national) est un nœud coulant qui, de surcroît, va diviser comme jamais depuis la guerre d’Algérie, la droite française, entre celle qui se couche et celle qui dit non. La droite aujourd’hui n’est pas rassemblée, elle est brisée». Pour sa part «l’Humanité», l’organe du Parti communiste, note qu’une sorte de course de vitesse se dessine «entre l’engrenage du pire, auquel s’est prêtée la droite, et le sursaut démocratique auquel est conviée la gauche plurielle». France-Soir (informations générales) estime de son côté qu’il «incombe donc aux états-majors du RPR et de l’UDF de rassembler, au plus vite, leur électorat, sur un projet clair, fondé sur les valeurs naturelles de leur camp, jusque-là restées sous le boisseau. Si la progression du Front national inquiète à ce point c’est que justement la faculté de réaction du RPR et de l’UDF n’est pas évidente, et que la gauche plurielle ne se porte pas aussi bien qu’elle le prétend». Pour plusieurs journaux, le désarroi d’une partie de l’électorat après les tractations menées localement par certains responsables des partis de droite avec le Front national (FN, extrême-droite), s’est traduit par une démobilisation des électeurs de la droite. Aujourd’hui/ Le Parisien (informations générales) exprime le sentiment que «Les Français observent tout cela ahuris, distants, un peu nauséeux». (AFP)
«C’est la fin d’une époque», affirme le quotidien «Le Figaro» (droite) en commentant les résultats des élections locales en France, alors que la presse de gauche appelle à un «sursaut» pour éviter «l’engrenage du pire». «La droite se remettra-t-elle vite de la dépression nerveuse qui, ces jours-ci, la ravage?, se demande l’éditorialiste du Figaro. A en croire les résultats du second tour des cantonales, l’état du malade est à peu près stationnaire». Pour ce journal, «le plus clair de l’histoire est que, contrairement aux apparences, le FN ne tentait pas, la semaine dernière, de sauver des eaux ces grands barons de province, mais de faire exploser le RPR et l’UDF. Observez les dégâts: l’objectif est presque atteint. Quelque chose est cassé, pour longtemps, entre ceux qui veulent faire alliance...