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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Calme et stabilité à Beyrouth

Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites, en ce début de semaine, sur le marché des changes de Beyrouth, dans un climat de stabilité et d’accalmie. Ce phénomène s’explique toujours par le surcroît de demandes de la livre libanaise dans un contexte dominé par le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar inchangés entre 1502,00 et 1515,00 LL, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1508,50 LL, comme depuis le milieu du mois. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL, soit entre 1501,75 et 1502,25 LL, et très rarement en dehors de celle-ci en l’absence d’intérêts particuliers à la demande. Selon les milieux cambistes de la place, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque 15 millions de dollars, presque totalement achetés par la BDL à 1502,00 LL. Net redressement du dollar à l’étranger A l’étranger, le dollar s’est redressé face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux en ce début de semaine, au lendemain d’un appel lancé par les dirigeants des quinze pays européens en faveur d’une baisse généralisée des taux d’intérêt lors d’un sommet informel en Autriche. Cette perspective a été renforcée par la décision de la Banque d’Italie d’abaisser d’un point en pourcentage de 5,00 à 4,00 % son taux d’escompte. Le dollar a profité aussi d’un contexte financier international plus stable en attendant de voir ce qui va se passer au Brésil après les résultats des élections assez positifs ce week-end devant permettre au président Cardoso de mener à bien les réformes financières et l’ajustement fiscal exigés par le Fonds monétaire international pour bénéficier de son assistance financière. En conséquence, on a affiché dès le début de la journée d’hier un sentiment plus négatif vis-à-vis des devises européennes, même après les propos attribués au membre de la Bundesbank, Hans-Juergen Koebnick, estimant peu probable que la banque centrale allemande baisserait ses taux d’intérêt d’ici la fin de l’année. Certes, le dollar devrait conserver son aval non seulement sur les monnaies européennes mais aussi sur le yen. Celui-ci a souffert, hier, d’un retour au pessimisme après avoir profité la semaine dernière d’un regain d’optimisme des investisseurs vis-à-vis du plan d’assainissement du secteur bancaire nippon. Cela d’autant que le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, laissait entendre, hier, qu’il était difficile d’envisager une reprise rapide de l’économie avec les difficultés du secteur bancaire nippon. Quant au sterling, il s’est un peu ressenti de la publication de chiffres moins bons que prévu sur le déficit commercial britannique le mois dernier, faisant bénéficier le dollar de beaucoup d’atouts, lui permettant de se négocier à New York sur un ton ferme comme suit : – 1,6625 pour un sterling contre 1,6900, vendredi dernier. – 1,6638 DM contre 1,6375. – 5,5790 FF contre 5,4905. – 1,3620 FS contre 1,3380. – 1644,85 lires contre 1620,50. – 119,10 yen contre 117,95. Bourse de Beyrouth : hausse de la Byblos Bank Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a entamé la semaine, hier, sous le signe de la hausse de la Byblos Bank qui a fait cavalier seul dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général LISPI a progressé de 0,13 % à 87,54 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,22 % à 193,31 points. Irrégularité de Wall Street A Wall Street, les valeurs américaines ont évolué irrégulièrement dans les deux sens en ce début de semaine, dans un marché perturbé en raison de difficultés techniques entraînant une suspension des transactions pour une durée de près d’une heure. Et après la reprise des transactions, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a renoué avec la hausse. Il a été soutenu par une chasse aux bonnes affaires après le recul du début de la journée et la fermeté des valeurs technologiques et des télécommunications. Les télécommunications ont profité de la publication par le géant américain AT & T d’un bénéfice financier au troisième trimestre de 1,09 dollar par action, supérieur de 5 cents aux attentes des analystes. Les valeurs de la haute technologie ont bénéficié de la publication de deux études selon lesquelles les ventes de micro-ordinateurs dans le monde sont toujours en hausse, grâce notamment à la santé des économies américaine et européennes. En effet, l’indice phare de la Bourse de New York a fluctué entre un plus bas à 8408,01 points et un plus haut à 8521,04 points, avant d’afficher en préclôture 8538,91 points, en repli de 13,38 points sur vendredi dernier. Paris : clôture en hausse La Bourse de Paris a clôturé en hausse lundi, sur de faibles volumes de transactions, les principales valeurs du CAC 40 consolidant leurs reprises des deux dernières semaines tandis que les plus forts mouvements touchaient des valeurs secondaires sur de faibles quantités, selon les opérateurs. L’espoir d’une baisse de taux suscité par la réunion informelle des Quinze de l’Union européenne en Autriche ce week-end a contribué à la hausse, mais aucun signe des banques centrales n’est venu confirmer cette hypothèse. En hausse de 1,79% à l’ouverture, l’indice CAC 40 a atteint un plus haut de 3.467,30 points avant de clôturer sur une hausse de 1,64% à 3.449,48 points. Le volume des transactions a atteint 7,1 mds FF. Londres : réduction des gains La Bourse de Londres a terminé en légère hausse lundi après avoir affiché une hausse bien plus forte en début de séance dans l’espoir d’une baisse généralisée en Europe. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en hausse de 14,4 points à 5.231,5 points, soit 0,28%. Il avait gagné jusqu’à 2,1% dans la matinée au plus fort de la réaction au sommet des Quinze du week-end et de leur appel du pied en faveur d’une baisse des taux d’intérêt dans la zone euro. N’étant pas concernés directement, les investisseurs britanniques sont revenus à davantage de mesure dans un marché très calme. La tonalité négative de Wall Street en début de séance a accentué le repli des valeurs. Les derniers chiffres du commerce extérieur britannique ont laissé les opérateurs de marbre malgré une forte aggravation du déficit en septembre pour les échanges avec les pays non membres de l’Union européenne. Le déficit global pour août est en revanche plus faible que prévu. Francfort bon départ La Bourse de Francfort a commencé la semaine en bonne forme, l’indice X-DAX des trente valeurs vedettes échangées au marché électronique XETRA gagnant 2,2% lundi à 4.579,64 points. Le XETRA brasse un tiers des transactions effectuées en Allemagne, notamment celles des donneurs d’ordre étrangers. Au parquet, où passent plutôt les investisseurs allemands, l’indice DAX des trente valeurs vedettes a terminé en hausse de 2,8% à 4.577,74 points, après avoir grimpé jusqu’à 4.615,83 pts en cours de séance puis reculé sur des prises de bénéfices. La devise américaine, qui s’est raffermie sur le marché des changes de Francfort, a donné un bon coup de pouce aux actions allemands. Aux automobiles, Volkswagen a beaucoup progressé, tout comme BMW, sur des recommandations à l’achat de la maison Lehman Bros. Le constructeur munichois BMW a ainsi gagné près de 5 % à 1.132 DM. Daimler-Benz, qui a annoncé lundi un taux d’échange de 97% de ses actions dans le cadre de la fusion avec l’américain Chrysler, a été la valeur favorite de la journée, tirant dans son sillage d’autres valeurs vers le haut. L’action Daimler-Benz a fait un bond de plusieurs points en cours de séance pour terminer sur une baisse de 1 % à 132,50 DM après des prises de bénéfices. Zurich hausse d’espoir La Bourse de Zurich a progressé de 1,53 % lundi grâce aux espoirs de baisse des taux en Europe et aux États-Unis dans un marché calme, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) affichant à la clôture un gain de 95,4 points à 6.322,30. Malgré la faiblesse de Wall Street vendredi et les pertes sur les marchés asiatiques durant la nuit, le SMI, stimulé par l’affermissement du dollar, a pris dès l’ouverture le chemin de la hausse, emmené par les titres Roche, Novartis et Nestlé, selon un analyste. Il devait cependant ralentir sa progression en cours d’après-midi, en réaction au marché américain qui cédait une partie de ses gains. Tokyo: en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé lundi en baisse de 2,12 %, l’indice Nikkei des valeurs vedettes cédant 301,24 points pour finir à 13.843,46 points à la suite de prises de bénéfices et dans le sillage de la baisse de Wall Street vendredi. L’indice élargi Topix a perdu pour sa part 19,41 points à 1.048,74 sur des échanges cependant peu fournis évalués à 310 millions de titres contre 468,5 millions vendredi. Il s’agit de la seconde baisse consécutive pour la place japonaise du fait notamment de prises de bénéfices après de fortes hausses, ont indiqué les courtiers.
Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites, en ce début de semaine, sur le marché des changes de Beyrouth, dans un climat de stabilité et d’accalmie. Ce phénomène s’explique toujours par le surcroît de demandes de la livre libanaise dans un contexte dominé par le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar inchangés entre 1502,00 et 1515,00 LL, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1508,50 LL, comme depuis le milieu du mois. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL, soit entre 1501,75 et 1502,25 LL, et très rarement en dehors de celle-ci en l’absence d’intérêts particuliers à la demande. Selon les milieux cambistes de la...