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Actualités - Chronologie

Les films à la télé L'internationale du cinéma

Pour les cinéphiles, une semaine extrêmement diversifiée, quant à l’origine des longs-métrages qui vous seront proposés, localement ou sur les chaînes câblées. Nous avons retenu pour vous, en ce qui concerne les chaînes locales, trois productions américaines qui, par leur diversité, témoignent de la richesse d’inspiration des cinéastes de ce pays. Tout d’abord, un produit typique de super-production telle qu’elle se pratiquait dans les années 50, avec un des fleurons du genre: Prince Vaillant, film d’aventure comme on n’en fait plus (à l’exception du récent Zorro) et c’est bien dommage. Le film est adapté de la célèbre bande dessinée d’Harold Foster qui plongeait son héros, le jeune Prince Vaillant, dans une succession d’aventures fabuleuses. Vieux routier du cinéma hollywoodien qui lui doit plusieurs chefs-d’œuvre, Henry Hathaway a brillamment retrouvé cette atmosphère haute en couleurs et il est difficile de résister à cette intrigue dynamique dont les plus spectaculaires morceaux de bravoure sont la prise d’un château, un tournoi et surtout le duel final, véritable modèle du genre. Joué à la perfection, que ce soit par James Mason qui personnifie le redoutable chevalier noir, ou par Janet Leigh que l’on vient de voir dans le Scaramouche de George Sidney, Prince Vaillant est un de ces films épiques dont le cinéma américain semble avoir perdu le secret et qu’on ne peut revoir sans une certaine nostalgie. La splendeur des décors et des costumes y témoigne d’un soin exceptionnel. Le cinéma d’aventures a, lui aussi, ses grands films. Prince Vaillant en est un. Diffusion: lundi à 19h00 sur NBN Du spectacle nous passons à la nostalgie des années 60, telle qu’évoquée par le grand Francis Ford Coppola avec Peggy Sue Got Married. Peggy Sue est une quadragénaire qui, en 1985, sous le coup d’une violente émotion se retrouve projetée 25 ans en arrière à une époque où elle était élue la plus jolie fille du campus universitaire et qu’elle n’avait pas encore épousé Charlie. Peut-on recommencer sa vie d’une autre manière? Traversé de sentiments doux-amers, le film permet à Kathleen Turner de réussir une étonnante transformation de jeune fille innocente en quadragénaire désabusée... Et puis il y a tout le brio du réalisateur qui se penche avec tendresse sur sa propre jeunesse. Diffusion: vendredi 22h00 sur LBCI Dernier film américain (faut-il dire new yorkais, puisqu’il appartient à cette école?) Husbands and Wives de Woody Allen. Malgré les rapports orageux qu’il entretenait à l’époque avec sa compagne du moment, Mia Farrow, Woody Allen a su prendre du recul en réalisant son film. Et avec quel humour il décrit les problèmes conjugaux de ses cobayes favoris, les intellos de Manhattan... Diffusion: samedi à 01h00 sur LBC Quittons le cinéma américain pour vous conseiller un film grec et pas n’importe lequel! Aujourd’hui, dans le monde du cinéma, Théo Anghélopoulos, palme d’or cette année à Cannes, fait briller le cinéma grec. Dans les années 60, un autre metteur en scène porta bien haut le prestige de son pays et remporta plus d’un trophée: Michael Cacoyannis dont le chef d’œuvre est Zorba the greek. Stella (1955) et La fille en noir (1956), deux des premiers films de Michael Cacoyannis, attirèrent l’attention de la critique et – plus modestement – du public sur l’existence d’un cinéma grec. Zorba le Grec assura d’un coup à ce dernier – après Jamais le dimanche de Jules Dassin – sa célébrité. Anthony Quinn s’est visiblement enthousiasmé pour le rôle de Zorba, qui venait d’être refusé par Burl Ives et par Burt Lancaster. Après avoir été Barabbas, Attila, Gauguin, Kubliai Khan, Eufemio Zapata, Quasimodo, Antinoüs, Inuk l’Esquimau et le forain Zampano, le comédien se métamorphose ici en un Grec plus grec que nature. Sa démarche, sa volubilité, sa manière de danser le sirtaki et la joie de vivre qui se dégage au contact de son personnage ont contribué au triomphe public rencontré par le film. Chaleureux et – parfois un peu trop – pittoresque, Zorba le Grec ne manque pas de qualités. La force du livre de Nikos Kazantzakis – l’auteur du «Christ recrucifié», dont Dassin tira d’ailleurs un film (celui qui doit mourir) – donne au personnage de Zorba et aux rapports qui s’établissent entre Bassil et lui une vérité certaine. Diffusion: dimanche à 21h30 sur NBN Pour ceux qui ont un abonnement sur les chaînes câblées, un «must», le très film anglais (pour justifier cette «internationale») de Mike Leigh, Naked qui fut couvert de lauriers au festival de Cannes en 1983. Le film met en scène Johnny, antihéros parfait, marginal philosophe, aussi capable de cynisme que de compassion pour ses contemporains. Il débarque à Londres chez Louise, son ex-girl-friend, et fait la connaissance de Sophie, jeune femme déjantée et paumée, et de Jeremy, yuppie prétentieux et sadique. Quatre personnages en quête d’espoir, d’amour, de raison de vivre, dans une société violente d’où ils se sentent rejetés, Johnny jouant les Cassandre en prédisant une fin du monde imminente. En fait, il s’agit d’un film sur ces marginaux qui tiennent le monde (ou les pages du cahier, comme dirait Jean-Luc Godard), ou du moins qui n’ont de cesse de l’interroger. Visiblement, Mike Leigh est l’un de ceux-là, qui montre les êtres et les choses laissés à l’abandon, loin du naturalisme de Ken Loach par exemple, et plutôt soucieux de décrire une réalité subjective. Ainsi, la mise en scène de Mike Leigh, récompensée à Cannes cette année, gomme tous les effets de style nuisibles à un tel exercice, et adopte plutôt l’aspect fluide du regard en alternant des plans-séquences, où se débattent ses personnes, avec de gros plans pendant lesquels il filme la parole. Un travail de comédie époustouflant d’où émerge David Thewlis (Johnny), quasi inconnu en France mais prix d’interprétation masculine à Cannes. Son abattage et sa présence sont impressionnants, et c’est un doux euphémisme que d’écrire qu’il crève l’écran. (Voir le jour et l’heure dans le quotidien)
Pour les cinéphiles, une semaine extrêmement diversifiée, quant à l’origine des longs-métrages qui vous seront proposés, localement ou sur les chaînes câblées. Nous avons retenu pour vous, en ce qui concerne les chaînes locales, trois productions américaines qui, par leur diversité, témoignent de la richesse d’inspiration des cinéastes de ce pays. Tout d’abord, un produit typique de super-production telle qu’elle se pratiquait dans les années 50, avec un des fleurons du genre: Prince Vaillant, film d’aventure comme on n’en fait plus (à l’exception du récent Zorro) et c’est bien dommage. Le film est adapté de la célèbre bande dessinée d’Harold Foster qui plongeait son héros, le jeune Prince Vaillant, dans une succession d’aventures fabuleuses. Vieux routier du cinéma hollywoodien qui lui doit...