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Actualités - Chronologie

Tokyo revoit à la baisse sa croissance et envisage une nouvelle relance

Le gouvernement japonais a admis mardi que l’archipel devrait connaître une deuxième année consécutive de récession, ce qui l’a conduit à préparer de nouvelles mesures de relance qui pourraient, selon certaines informations de presse, être plus substantielles que prévu. Le Japon estime que son produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 1,8% lors de l’année fiscale s’achevant fin mars, alors qu’il prévoyait encore officiellement jusqu’ici, envers et contre tout, une hausse de 1,9%. Un recul de cette ampleur serait le plus important jamais enregistré au Japon, selon l’agence gouvernementale de planification économique (EPA). Lors de l’année fiscale écoulée, la croissance de l’économie nipponne avait déjà été négative de 0,7%. La deuxième économie mondiale, longtemps louée pour son dynamisme, n’a jamais connu une récession s’étalant sur deux ans. Nombre d’analystes pensent toutefois que cette nouvelle estimation est encore un peu trop optimiste. Le Fonds monétaire international (FMI) table pour sa part sur une contraction de 2,5% (mais pour l’année calendaire). Le Premier ministre Keizo Obuchi a estimé, lors de la réunion bi-hebdomadaire du cabinet, qu’il était «vital de consolider les fondations de l’économie» pour permettre au Japon de renouer avec la croissance d’ici à un ou deux ans. Il a en conséquence demandé à ses ministres de lui soumettre rapidement de nouvelles propositions pour redynamiser l’économie japonaise. Le Japon avait engagé au printemps un plan de relance d’une ampleur inégalée de 16.600 milliards de yen (120 milliards de dollars), dont les pouvoirs publics nippons concèdent aujourd’hui le faible impact. Tokyo s’apprête pourtant à utiliser de nouveau les mêmes recettes: au moment de sa prise de fonctions, fin juillet, M. Obuchi avait promis de mettre en œuvre un plan additionnel de relance de 10.000 mds de yen, conjugué avec des abattements d’impôts supplémentaires pour au moins 7.000 mds de yen. En fait, ce plan de relance pourrait atteindre, sur le papier, jusqu’à 30.000 milliards de yen (220 milliards de dollars), ce qui en ferait le plus important de l’histoire, selon le quotidien «Nihon Keizai Shimbun». Sur ce total, au moins 10.000 milliards de yen correspondraient à des dépenses effectivement engagées, ajoute le journal économique. Le ministre du Commerce international et de l’Industrie (MITI) Kaoru Yosano a estimé que l’engagement d’au moins 10.000 mds de yen de dépenses réelles était nécessaire pour combler l’écart existant entre l’offre et la demande. Cette nouvelle initiative catapulterait les sommes officiellement injectées par le Japon dans son économie au cours des six dernières années bien au-delà des 100.000 milliards de yen (740 mds de dollars aux parités actuelles), sans pour autant mettre fin à sa plus longue récession depuis la fin de la guerre.(AFP)
Le gouvernement japonais a admis mardi que l’archipel devrait connaître une deuxième année consécutive de récession, ce qui l’a conduit à préparer de nouvelles mesures de relance qui pourraient, selon certaines informations de presse, être plus substantielles que prévu. Le Japon estime que son produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 1,8% lors de l’année fiscale s’achevant fin mars, alors qu’il prévoyait encore officiellement jusqu’ici, envers et contre tout, une hausse de 1,9%. Un recul de cette ampleur serait le plus important jamais enregistré au Japon, selon l’agence gouvernementale de planification économique (EPA). Lors de l’année fiscale écoulée, la croissance de l’économie nipponne avait déjà été négative de 0,7%. La deuxième économie mondiale, longtemps louée pour son...