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Actualités - Analyse

Revue hebdomadaire des marchés financiers La livre de plus en plus recherchée

La bonne tenue de la livre libanaise ne s’est pas démentie la semaine dernière, sur le marché des changes de Beyrouth. Elle est restée activement recherchée contre le dollar à des fins de placements en bons du Trésor libanais dont le rendement relativement élevé pourrait être abaissé par les autorités monétaires d’ici à la fin du mois, selon des propos attribués au gouverneur de la Banque du Liban (B.D.L.), avant son départ à Washington pour participer aux réunions des assemblées générales annuelles du Fonds monétaire international (F.M.I.) et de la Banque mondiale. L’abaissement par la B.D.L. de son taux d’intervention à l’achat du dollar de 1503,50 à 1503,- L.L., en un premier temps, puis de son taux à la vente de 1516,50 à 1516,- L.L., en un deuxième temps, a ainsi servi à le faire clôturer, vendredi dernier, au taux moyen indicatif de 1509,50 L.L. contre 1510,- L.L. à la fin de la semaine se terminant au vendredi 25 septembre, en léger repli de 0,03%, correspondant aux taux d’appréciation de la livre pendant la même période. Toutefois, et compte tenu de l’abondance de l’offre du dollar dans un marché réticent à l’achat, les établissements de crédit de la place ne tardaient pas à le négocier au bas de la fourchette d’intervention de la B.D.L. et rarement en dehors de celle-ci, surtout pendant la deuxième moitié de la semaine, et ce pour la première fois depuis juillet dernier. Il a dû, en effet, fluctuer dans une marge très étroite comprise entre 1502,75 et 1503,25 L.L. avec un point d’ancrage à 1503,- L.L. contre 1511,-/1513,- L.L. avec un point d’ancrage à 1512,- L.L. à la fin de la semaine se terminant au vendredi 25 septembre, marquant une baisse réelle de 0,60%, correspondant au vrai taux d’appréciation de la livre libanaise pendant la même période. Nouvel accès de faiblesse du dollar à l’étranger A l’étranger, la dépréciation du dollar s’est accentuée sur tous les marchés des changes internationaux, au cours d’une semaine marquée par des turbulences monétaires entraînées par les craintes des répercussions de la crise des marchés émergents sur le secteur financier américain au lendemain des difficultés du fonds de performance L.T.C.M. (Long-Term Capital Management). De plus, la dégringolade de Wall Street, après une baisse des taux d’intérêt servis sur les fonds fédéraux américains (Fed funds) d’un quart de point en pourcentage à 5,25%, jugée insuffisante pour soutenir l’économie américaine, a également agi au passif du dollar. L’inquiétude des investisseurs a profité aux devises européennes et surtout au deutschemark qui a joué le rôle de “monnaie-refuge” ces derniers jours au point d’atteindre son plus haut niveau depuis janvier 1997 face au dollar et depuis mai 1997 face à la livre sterling. L’appréciation de la devise germanique est pour sa part justifiée dans la mesure que les experts continuaient de prévoir une nouvelle baisse des taux aux Etats-Unis contrairement à la situation prévalant en Allemagne. A cet égard, ils ont fait allusion à la déclaration faite vendredi dernier, par le président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, dans laquelle il réaffirmait qu’une baisse des taux ne devait pas aller contre la situation économique interne d’un pays. Et d’ajouter que l’économie allemande se reprend timidement et l’inflation pourrait s’emballer si le loyer de l’argent venait de baisser en Allemagne. Quant au cas britannique, il est à l’opposé de la situation allemande dans la mesure que les signes de ralentissement de l’économie du Royaume Uni sont de plus en plus clairs, et les analystes estiment qu’après la Fed, c’est la Banque d’Angleterre qui sera la première à relâcher sa politique monétaire. La vulnérabilité du dollar a permis aussi au yen d’échapper à une nouvelle déprime. La devise japonaise s’est, en effet, appréciée la semaine dernière malgré une situation financière et économique nippone toujours désastreuse comme l’avait confirmé jeudi dernier, le rapport trimestriel de la Banque du Japon (le Tankan) sur la confiance des milieux d’affaires au Japon. Le billet vert s’est cependant stabilisé à la fin de la semaine à la veille de la réunion hier, des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du groupe des sept pays occidentaux les plus industrialisés. Les opérateurs semblaient vouloir laisser une chance à ces derniers de restaurer la confiance des investisseurs par une action concertée pour empêcher une récession mondiale. C’est ainsi que le dollar est parvenu à achever la semaine, vendredi dernier, à New York, en comparaison avec la fin de la semaine se terminant au vendredi 25 septembre, comme suit: — 1,6990 pour un sterling contre 1,6980 (inchangé). — 1,6460 D.M. contre 1,6780 (-1,91%). —5,5005 F.F. contre 5,6285 (-2,27%). — 1,3565 F.S. contre 1,3875 (-2,23%). — 1626,- lires contre 1660,65 (-2,09%). — 135,65 yen contre 136,25 (-0,44%). L’or à plus de 300,- dollars L’or, retrouvant son rôle de valeur-refuge, est resté activement recherché la semaine dernière en réaction à l’accès de faiblesse du dollar et des marchés boursiers. C’est ainsi que la parité de l’once est parvenue à repasser la barre des 300,- dollars pour la première fois depuis quatre mois, clôturant vendredi dernier, à New York, à 300,50 dollars contre 293,60 dollars, à la fin de la semaine se terminant au vendredi 25 septembre, en hausse de 2,35% en moyenne. Quant à l’argent-métal, il n’a pas pu préserver tous ses gains de la semaine sur des ventes bénéficiaires, le ramenant vendredi dernier, à New York, à 5,1670 dollars l’once, après 5,35 dollars, contre 5,13 dollars à la fin de la semaine se terminant au vendredi 25 septembre, réduisant ses gains à 0,72% en moyenne.
La bonne tenue de la livre libanaise ne s’est pas démentie la semaine dernière, sur le marché des changes de Beyrouth. Elle est restée activement recherchée contre le dollar à des fins de placements en bons du Trésor libanais dont le rendement relativement élevé pourrait être abaissé par les autorités monétaires d’ici à la fin du mois, selon des propos attribués au gouverneur de la Banque du Liban (B.D.L.), avant son départ à Washington pour participer aux réunions des assemblées générales annuelles du Fonds monétaire international (F.M.I.) et de la Banque mondiale. L’abaissement par la B.D.L. de son taux d’intervention à l’achat du dollar de 1503,50 à 1503,- L.L., en un premier temps, puis de son taux à la vente de 1516,50 à 1516,- L.L., en un deuxième temps, a ainsi servi à le faire clôturer,...