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Actualités - Chronologie

Blair promet d'être ferme sur les réformes sociales

Tony Blair s’est engagé à poursuivre sa politique économique draconienne et ses réformes sociales, quitte à écorner la popularité record dont le Parti travailliste britannique jouit depuis son arrivée au pouvoir en mai 1997. Dans son discours de clôture du congrès annuel travailliste à Blackpool, le Premier ministre a reconnu que la seconde année au pouvoir de son gouvernement s’annonçait difficile compte tenu des réformes au programme. «Bien sûr, nous préférerions être populaires plutôt qu’impopulaires. Mais être impopulaire vaut mieux que de se tromper», a expliqué Blair. Le Premier ministre a notamment mentionné la réforme de la sécurité sociale, qui risque de provoquer de houleux débats au cours de l’année. Les précédentes tentatives de réduction des 100 milliards de livres (170,9 milliards de dollars) de budget annuel du système de sécurité sociale ont déjà poussé un ministre à la démission et provoqué l’unique rébellion des parlementaires travaillistes contre leur gouvernement. «Standing ovation» pour Mowlam «Ainsi, quand nous déposerons nos propositions pour modifier la loi de protection sociale, (...) ne nous dites pas qu’il s’agit d’une trahison de l’Etat-providence, alors qu’en vérité, la réforme est son unique salut», a demandé le Premier ministre. Sur le plan économique, le Premier ministre a aussi fait preuve de fermeté, réaffirmant qu’il n’assouplirait pas l’objectif du gouvernement en matière d’inflation et qu’il n’interviendrait pas en faveur d’une dépréciation du sterling. A propos de l’Union économique et monétaire (UEM), Tony Blair a déclaré que Londres «prendrait une décision sur l’euro à son rythme et dans son intérêt national, tout en travaillant au succès de l’euro, en préparant les entreprises, en informant la population et en ayant la liberté d’y adhérer, si nous le souhaitons, et si les bénéfices économiques sont clairs». Evoquant ensuite l’Irlande du Nord, Blair a estimé qu’il restait encore des obstacles à franchir avant que la paix ne règne dans la province, notamment le désarmement des organisations paramilitaires et la mise en place d’un gouvernement incluant toutes les tendances. Le Premier ministre a cependant tenu à rappelé tous les progrès réalisés, et à saluer le rôle du secrétaire à l’Irlande du Nord, Mo Mowlam, qui a reçu une «standing ovation» lorsqu’elle est apparue aux côtés du Premier ministre d’Ulster, David Trimble, et de son adjoint Seamus Mallon. (Reuters)
Tony Blair s’est engagé à poursuivre sa politique économique draconienne et ses réformes sociales, quitte à écorner la popularité record dont le Parti travailliste britannique jouit depuis son arrivée au pouvoir en mai 1997. Dans son discours de clôture du congrès annuel travailliste à Blackpool, le Premier ministre a reconnu que la seconde année au pouvoir de son gouvernement s’annonçait difficile compte tenu des réformes au programme. «Bien sûr, nous préférerions être populaires plutôt qu’impopulaires. Mais être impopulaire vaut mieux que de se tromper», a expliqué Blair. Le Premier ministre a notamment mentionné la réforme de la sécurité sociale, qui risque de provoquer de houleux débats au cours de l’année. Les précédentes tentatives de réduction des 100 milliards de livres (170,9 milliards de...