Le Japon a pris toutes les mesures possibles pour sortir son économie de la récession à part, peut-être, l’instauration d’une «économie de guerre», basée sur d’importantes dépenses militaires, a déclaré le premier ministre japonais, Keizo Obuchi dans les colonnes du «Washington Post». A la veille de sa première rencontre avec Bill Clinton, prévue mardi à New York, Obuchi précise que son pays a déjà baissé les taux d’intérêts, réduit les impôts et injecté des milliards de dollars, issus des prélèvements fiscaux, dans l’économie pour tenter de renverser la tendance. Il ne resterait en fait qu’un seul «remède», celui de la mise en place d’une «économie de guerre» où les dépenses militaires sont très fortement augmentées et mènent à la création d’emplois et à la croissance. Dans l’interview qu’il a accordée au «Washington Post», Keizo Obuchi souligne qu’il ne choisirait jamais cette option mais c’est lui qui aborde le sujet en premier lieu et qui y revient à plusieurs reprises. Le premier ministre note que les Etats-Unis se sont sortis de la «grande dépression», dans les années 30, grâce aux emplois créés par l’industrie de guerre à la veille et pendant la Seconde Guerre mondiale. «Nous voulons que ce soit très clair: le Japon ne recourrait jamais à une telle option et nous sommes déterminés à relancer l’économie sans elle», insiste Obuchi. Dans une attaque à peine voilée contre Washington, Obuchi rappelle que son pays a reçu, par exemple, les «encouragements» de partenaires comme la France dans cette crise alors que les Etats-Unis ont offert «non de l’encouragement mais des conseils». (Reuters)
Le Japon a pris toutes les mesures possibles pour sortir son économie de la récession à part, peut-être, l’instauration d’une «économie de guerre», basée sur d’importantes dépenses militaires, a déclaré le premier ministre japonais, Keizo Obuchi dans les colonnes du «Washington Post». A la veille de sa première rencontre avec Bill Clinton, prévue mardi à New York, Obuchi précise que son pays a déjà baissé les taux d’intérêts, réduit les impôts et injecté des milliards de dollars, issus des prélèvements fiscaux, dans l’économie pour tenter de renverser la tendance. Il ne resterait en fait qu’un seul «remède», celui de la mise en place d’une «économie de guerre» où les dépenses militaires sont très fortement augmentées et mènent à la création d’emplois et à la croissance. Dans...
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