Les rares étrangers de Kaboul attendent des jours meilleurs
le 21 septembre 1998 à 00h00
Les responsables taliban assurent que la sécurité des étrangers à Kaboul est totalement sûre mais la poignée d’expatriés qui est restée dans la capitale afghane a adopté des mesures très strictes de précaution. «Nous continuons d’adopter un profil très bas», affirme l’un d’entre eux qui souligne cependant que la situation s’améliore petit à petit pour la dizaine d’étrangers restés dans la ville: des expatriés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et deux journalistes. L’un des expatriés affirme que, comme tout le monde, il limite ses déplacements dans la ville à un aller et retour quotidien entre son bureau et sa résidence. «Nous ne nous déplaçons plus seuls, si nous devons absolument le faire nous sommes toujours accompagnés d’un collaborateur afghan», a-t-il ajouté. «De toute façon, nous sommes tellement peu nombreux et les distractions étant inexistantes, nous restons chez nous en dehors des heures de travail», a-t-il ajouté. Le départ de Kaboul de la communauté étrangère, principalement composée de membres d’organisations humanitaires non gouvernementales (ONG) et d’agences d’aide des Nations Unies, s’est fait en deux temps. En juillet, les ONG ont quitté Kaboul, après avoir refusé l’injonction des «étudiants en théologie» au pouvoir de se regrouper sur le campus de l’école polytechnique, dépourvue d’eau et d’électricité, dans un quartier en grande partie détruit lors des combats pour le contrôle de Kaboul entre différentes factions afghanes de 1992 à 1995. (AFP)
Les responsables taliban assurent que la sécurité des étrangers à Kaboul est totalement sûre mais la poignée d’expatriés qui est restée dans la capitale afghane a adopté des mesures très strictes de précaution. «Nous continuons d’adopter un profil très bas», affirme l’un d’entre eux qui souligne cependant que la situation s’améliore petit à petit pour la dizaine d’étrangers restés dans la ville: des expatriés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et deux journalistes. L’un des expatriés affirme que, comme tout le monde, il limite ses déplacements dans la ville à un aller et retour quotidien entre son bureau et sa résidence. «Nous ne nous déplaçons plus seuls, si nous devons absolument le faire nous sommes toujours accompagnés d’un collaborateur afghan», a-t-il ajouté. «De toute...
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