La création de l’Agence antidopage constitue l’étape la plus importante de la lutte car elle redonnera confiance aux sportifs en l’exactitude des contrôles, a estimé Anita DeFrantz, vice-présidente du Comité international olympique, au terme de la réunion de la Commission exécutive du CIO tenue à Séoul. «J’espère que toutes les Fédérations (internationales) accepteront de s’aligner sur un code unique et que nous aurons l’appui des gouvernements. Mais le plus important est la création de l’Agence, qui mettra fin à une certaine inconstance dans les résultats des tests», a déclaré Anita DeFrantz. Adoptée à l’unanimité lors d’une réunion de la Commission exécutive le 20 août dernier, la mise en place de l’Agence sera à l’ordre du jour de la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport, prévue du 2 au 4 février à Lausanne. Cet organisme, indépendant à l’image du Tribunal arbitral du Sport (TAS), devra notamment harmoniser les fonctions des laboratoires agréés par le CIO. «Personne ne pourra plus parler d’erreurs de la part des laboratoires, comme ce fut le cas par le passé, parfois à juste titre. Car le problème actuel pour les athlètes, pas seulement aux Etats-Unis, c’est le manque de confiance», a estimé Anita DeFrantz, faisant allusion aux actions en justice engagées par le passé par certains sportifs américains accusés de dopage. Le cas du base-ball Particulièrement préoccupée par le point de vue du sportif, l’ancienne championne d’aviron dirigera d’ailleurs le groupe «Protection de l’athlète», l’un des quatre grands thèmes au programme de la Conférence mondiale, au sein duquel elle souhaite notamment être épaulée par l’ancien roi du 400 mètres haies, son compatriote Edwin Moses. A son retour aux Etats-Unis, la vice-présidente du CIO doit s’entretenir avec les responsables de la «Drug enforcement agency» à Washington ainsi qu’avec le Comité olympique américain. Elle souhaite aussi évoquer le cas du base-ball professionnel et particulièrement de Mark McGwire, membre de l’équipe olympique en 1984 devenu un héros cette saison, qui utilise de l’androsténédione, produit qui figure dans la catégorie des stéroïdes anabolisants pour le CIO. «Actuellement, le base-ball ne considère pas la prise «d’andro» comme une tricherie. Mais je suis surprise que les joueurs ne s’inquiètent pas plus pour leur santé car on ne connaît pas exactement les conséquences de ce produit, considéré comme un précurseur de la testostérone», a commenté Anita DeFrantz. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La création de l’Agence antidopage constitue l’étape la plus importante de la lutte car elle redonnera confiance aux sportifs en l’exactitude des contrôles, a estimé Anita DeFrantz, vice-présidente du Comité international olympique, au terme de la réunion de la Commission exécutive du CIO tenue à Séoul. «J’espère que toutes les Fédérations (internationales) accepteront de s’aligner sur un code unique et que nous aurons l’appui des gouvernements. Mais le plus important est la création de l’Agence, qui mettra fin à une certaine inconstance dans les résultats des tests», a déclaré Anita DeFrantz. Adoptée à l’unanimité lors d’une réunion de la Commission exécutive le 20 août dernier, la mise en place de l’Agence sera à l’ordre du jour de la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport,...