Le Lido au Casino, jusqu’au 26 septembre....mais c’est quelque chose! Voilà, sur initiative d’André Eléftériadés, vingt-quatre danseurs (et danseuses aussi, danseuses surtout), un chanteur, un équilibriste et un jongleur...Pour un show kaléidoscopique, tout en flonflons, lumières, strass, plumes et paillettes... Epoustouflant! Le Lido à la salle des Ambassadeurs, c’est une bouffée d’air parisien... D’autant que le spectacle présenté a été conçu spécialement pour les tournées à l’étranger. Quatre grands tableaux «made in France» divisés en multiples saynètes. Le premier, «Prologue», joue sur le concept classique du célèbre cabaret des Champs-Elysées avec les girls en tenues scintillantes dévoilant des corps de rêve et les boys en haut-de-forme et queue-de-pie. Tout ce beau monde tourbillonne autour du chanteur de charme qui interprète un répertoire signé Trénet, Piaf, Bécaud... Une danse de claquettes, une autre de charleston... Puis, les scènes de «Cannes» évoquent les périodes fastes de la Croisette: starlettes des années cinquante aux robes en corolle qui se transforment en jupons frou-frou de french-cancan. Et une magnifique scène de paparazzis sur fond de projections d’images géantes de stars hollywoodiennes. Troisième tableau entièrement en noir et blanc. Sur une musique moderne au tempo rythmé, un ballet à la fois sensuel et gothique suivi d’une chorégraphie inspirée de l’échiquier puis d’un numéro d’équilibrisme à couper le souffle. Puis, le final traditionnel dans un feu d’artifice de plumes, de boas, d’aigrettes et de paillettes.... Un show pétillant comme du champagne.... Coulisses Mais derrière cette image de plateau, le Lido de Paris c’est un établissement-culte, une machinerie impressionnante, des moyens techniques grandioses, un casting rigoureux et un travail réglé comme sur du papier à musique. Au Lido de Paris, comme tout bon bambocheur le sait, la troupe comprend soixante danseurs et danseuses permanents. Evidemment, pour les tournées, on utilise un personnel plus réduit d’ailleurs formé spécialement à cet effet. Le programme de déplacement a commencé en mars par Munich. Après Beyrouth, la troupe se rendra à Vienne. Elle doit ensuite «faire» trois villes allemandes avant de se rendre en Amérique du Nord. «Le Lido en tournée, c’est nouveau», indique le metteur en scène, Michael Smith, qui révèle par ailleurs qu’il avait été prévu qu’elle débute par Beyrouth, «mais le Casino n’était pas encore prêt», regrette-t-il. Le spectacle de la tournée est différent de celui de l’établissement des Champs-Elysées. «D’une part parce que nous ne pouvons pas déplacer les nombreux décors et d’autre part parce que les thèmes des tableaux de la revue à Paris sont plus internationaux. Parce que le Lido représente pour les étrangers une certaine idée de Paris, nous avons voulu leur offrir en tournée, des tableaux à l’esprit purement français». Pour cela il a été fait appel à des concepteurs et des chorégraphes... anglais: Roland Brine, qui a beaucoup travaillé pour la télévision britannique et les théâtres du West End de Londres et Alex Magno, ancien danseur, qui a entre autres réalisé le «Girlie Show Tour» pour Madonna et en collaboration avec Paula Abdul, la chorégraphie du «62nd Annual Academy Awards». Parmi les variantes introduites au spectacle du Lido, il faut signaler une plus grande part réservée à la danse. «La revue traditionnelle privilégie surtout la parade alors que dans le show de la tournée, les girls montrent non seulement un physique parfait mais aussi leur réel talent de danseuses». Les auditions de recrutement ont été ardues.«Nous avons auditionné en France, en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada...pour trouver les danseurs mais surtout les danseuses idéales», révèle Lynda Croft, maîtresse de ballet. Parmi les qualifications exigées: une formation de danse classique et des mensurations harmonieuses avec des pleins et des déliés là ou il faut ainsi qu’une taille minimum d’un mètre soixante-seize pour les femmes, contre un mètre quatre-vingt-un pour les hommes... Enfin, en quelques chiffres, le Lido au Casino du Liban, c’est: vingt-cinq tonnes de matériel, trois cent cinquante costumes, quarante-six personnes entre artistes, opérateurs, techniciens....Trente-cinq personnes recrutées sur place et cinq jours pleins d’installation. Tous les moyens qu’il faut pour un grand spectacle....
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Lido au Casino, jusqu’au 26 septembre....mais c’est quelque chose! Voilà, sur initiative d’André Eléftériadés, vingt-quatre danseurs (et danseuses aussi, danseuses surtout), un chanteur, un équilibriste et un jongleur...Pour un show kaléidoscopique, tout en flonflons, lumières, strass, plumes et paillettes... Epoustouflant! Le Lido à la salle des Ambassadeurs, c’est une bouffée d’air parisien... D’autant que le spectacle présenté a été conçu spécialement pour les tournées à l’étranger. Quatre grands tableaux «made in France» divisés en multiples saynètes. Le premier, «Prologue», joue sur le concept classique du célèbre cabaret des Champs-Elysées avec les girls en tenues scintillantes dévoilant des corps de rêve et les boys en haut-de-forme et queue-de-pie. Tout ce beau monde tourbillonne...