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Actualités - Chronologie

Législatives suédoises : les sociaux démocrates au pouvoir mènent la danse

STOCKHOLM. — Les sociaux-démocrates du premier ministre suédois, Goeran Persson, restent en tête des sondages face au «bloc» de droite emmené par le conservateur Carl Bildt à trois jours des élections législatives du 20 septembre en Suède, mais la campagne électorale a jusqu’à présent surtout profité à l’extrême-gauche. Revenus au pouvoir en 1994 avec 45,2% des suffrages après quatre ans de coalition quadripartite de centre-droit, les sociaux-démocrates, principale force politique du pays, se situent autour de 38% dans les derniers sondages contre près de 24% aux conservateurs (+2%), alors que le Parti de Gauche double ses positions de 6,21% il y a quatre ans à plus de 12% d’intentions de vote. Sous l’impulsion de Gudrun Schyman, l’unique femme à diriger un parti politique en Suède, la Gauche ex-communiste et eurosceptique a rallié les mécontents et entamé les positions de M. Persson, considéré comme un leader peu charismatique critiqué par une partie de son électorat pour sa politique trop centriste. «Nous n’avons pas perdu notre soutien à droite, mais à gauche, où mes supporters ne me trouvent pas assez social-démocrate», a constaté M. Persson. S’appuyant initialement sur le Parti de Gauche pour mettre en œuvre sa politique, le parti gouvernemental minoritaire a été contraint, à la suite de la crise monétaire de 1995, de réviser sa stratégie d’alliances et mettre en œuvre une politique d’austérité budgétaire et d’assainissement des finances publiques. Il a obtenu le soutien parlementaire du petit parti du Centre, opposé à l’adhésion de la Suède à l’UEM et réclamant le démantèlement du nucléaire civil. Division de la gauche M. Persson entend, s’il reste au pouvoir, poursuivre la même politique économique rigoureuse qui a porté ses fruits avec une baisse du chômage, de l’inflation et une reprise de la croissance. Fort de cette embellie, le parti gouvernemental escompte bien parvenir, une fois encore, à persuader les électeurs que la social-démocratie est la mieux placée pour leur assurer la stabilité économique et des améliorations de la condition sociale avec des dépenses accrues dans les domaines de la santé, l’éducation et de l’aide aux enfants et retraités. Mais face à la division de l’électorat de gauche, le leader social-démocrate a lancé un appel aux indécis (12%) et abstentionnistes leur demandant à se rendre aux urnes pour barrer la route à un éventuel gouvernement de coalition de centre-droit, qui affaiblirait le pays. Il est soutenu dans cet objectif et dans son programme électoral par la puissante confédération syndicale LO, qui regroupe les travailleurs manuels et dont le vote des 2,2 millions de membres, un tiers des inscrits, constitue un facteur électoral important. Quant aux trois partis du «bloc» de droite, conservateurs, libéraux et chrétiens-démocrates, ils ne dépassent guère les 40% dans les sondages, malgré les promesses de baisse d’impôts faites par Carl Bildt, qui voit là un moyen pour relancer la consommation et l’emploi. Avec l’appui du Parti du centre, dont le nouveau chef Lennart Daléus a fait campagne pour un gouvernement non socialiste, de préférence centriste, M. Bildt, ancien premier ministre (1991-94), peut viser la formation d’une coalition qui resterait minoritaire au Riksdag (45%), selon les derniers sondages. Mais les centristes demeurent opposés à une adhésion à l’euro, alors que M. Bildt y voit une urgence pour la Suède après les récentes turbulences monétaires qui ont touché la couronne. (AFP)
STOCKHOLM. — Les sociaux-démocrates du premier ministre suédois, Goeran Persson, restent en tête des sondages face au «bloc» de droite emmené par le conservateur Carl Bildt à trois jours des élections législatives du 20 septembre en Suède, mais la campagne électorale a jusqu’à présent surtout profité à l’extrême-gauche. Revenus au pouvoir en 1994 avec 45,2% des suffrages après quatre ans de coalition quadripartite de centre-droit, les sociaux-démocrates, principale force politique du pays, se situent autour de 38% dans les derniers sondages contre près de 24% aux conservateurs (+2%), alors que le Parti de Gauche double ses positions de 6,21% il y a quatre ans à plus de 12% d’intentions de vote. Sous l’impulsion de Gudrun Schyman, l’unique femme à diriger un parti politique en Suède, la Gauche...