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Actualités - Chronologie

Rugby Bledisloe Cup : l'exploit des Wallabies

Le premier ministre turc Mesut Yilmaz a rejeté la trêve inconditionnelle proclamée par Abdullah Ocalan, le chef de la rébellion armée des séparatistes kurdes de Turquie, affichant la détermination de son gouvernement à lutter contre cette organisation qu’il considère comme «séparatiste». «Nous ne le prendrons jamais comme un interlocuteur (…). S’il fait un pas pour se rendre, après avoir compris qu’il est dans une situation désespérée et qu’il ne peut pas lutter contre l’Etat turc, je considère cela comme positif», a déclaré M. Yilmaz. «Mais si ses efforts visent à créer une plate-forme politique en Europe, alors ils sont vains», a ajouté M. Yilmaz sans autre précision. Abdullah Ocalan, alias «Apo», le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a proclamé une trêve à compter du 1er septembre, lors d’une émission diffusée sur Med-TV, une chaîne de télévision financée par le PKK qui émet en Europe et peut être captée dans le sud-est anatolien à majorité kurde. Le PKK, créé en 1978, mène une rébellion depuis 1984 pour créer un Etat kurde indépendant dans le sud-est anatolien. Les violences liées à cette rébellion ont fait près de 31.000 morts. «Apo», qui réside généralement à Damas ou dans la plaine de la Békaa, affirme que le PKK représente les 8 à 12 millions de Kurdes de Turquie, sur une population totale de 62,8 millions de personnes. L’Etat turc réfute cette représentativité et refuse tout dialogue avec le PKK, qu’il qualifie «d’organisation terroriste et séparatiste». Le chef du PKK avait par le passé déclaré au moins à deux reprises un cessez-le-feu pour plusieurs mois, en mars 1993 et décembre 1995. Ces trêves n’avaient pas été reconnues par les forces de l’ordre turques. En 1993, quelques semaines après avoir proclamé une trêve unilatérale, le chef du PKK avait ordonné personnellement une action armée contre un groupe d’une quarantaine de soldats qui voyageaient en autocar dans la province de Bingol (sud-est de la Turquie), tuant 33 d’entre eux. L’armée turque a enregistré un succès en capturant en avril un ancien commandant du PKK, Semdin Sakik, dans le nord de l’Irak. Sakik a été, avant de faire défection, le commandant des rebelles du PKK dans le «Kurdistan Nord», c’est-à-dire le sud-est anatolien selon la terminologie du PKK. Dans cette terminologie, le «Kurdistan Sud» est le nord de l’Irak. Son procès s’ouvrira le 3 septembre à Diyarbakir. La peine capitale est réclamée à son encontre. Ankara affirme avoir marginalisé dans une large mesure le PKK, qui a subi d’importants revers face à l’armée turque qui continue ses opérations contre les rebelles dans le sud-est et le nord de l’Irak, région montagneuse qui échappe à l’autorité de Bagdad depuis 1991 et est utilisée par le PKK comme base arrière. L’armée turque y mène de fréquentes opérations contre les positions du PKK, avec le soutien des combattants du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du chef kurde Massoud Barzani, allié d’Ankara dans la lutte contre le PKK. (AFP)
Le premier ministre turc Mesut Yilmaz a rejeté la trêve inconditionnelle proclamée par Abdullah Ocalan, le chef de la rébellion armée des séparatistes kurdes de Turquie, affichant la détermination de son gouvernement à lutter contre cette organisation qu’il considère comme «séparatiste». «Nous ne le prendrons jamais comme un interlocuteur (…). S’il fait un pas pour se rendre, après avoir compris qu’il est dans une situation désespérée et qu’il ne peut pas lutter contre l’Etat turc, je considère cela comme positif», a déclaré M. Yilmaz. «Mais si ses efforts visent à créer une plate-forme politique en Europe, alors ils sont vains», a ajouté M. Yilmaz sans autre précision. Abdullah Ocalan, alias «Apo», le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a proclamé une trêve à compter du 1er...