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Actualités - Reportage

L'interbancarité : un impératif incontournable

D'après M. Robert Debbas, directeur général de la LINC, l'intégration de la carte de paiement aux habitudes de paiement des Libanais et la dynamisation du marché de la carte requièrent une étroite collaboration entre les différents émetteurs dans l'objectif de promouvoir "la carte" en tant que produit générique. Ainsi, un effort commun, visant à faire reconnaître et accepter la carte par le marché libanais, serait un moyen de taille pour une promotion efficace de la carte de paiement. Pourtant, il semble que la proposition de M. Debbas soit restée lettre morte auprès des émetteurs du marché. La stratégie expansionniste de ces émetteurs continue à reposer sur la promotion, au niveau d'une seule banque, des propres produits de cette dernière. Cela est vrai, même pour les produits issus de regroupements bancaires (comme, par exemple, le groupement BankerNet formé d'une douzaine de banques et dont les membres émettent la carte Visa BankerNet Electron). Les professionnels du marché s'accordent presque tous à dire qu'il faudrait créer au Liban une structure interbancaire à l'image du modèle français du groupement d'intérêt économique Carte Bancaire. L'individualisme libanais qui se reflète dans la stratégie actuellement menée par les banques est actuellement le premier ennemi d'une telle unification des intérêts du secteur bancaire. La guerre des prix (en matière de coûts des cartes et des commissions relevées chez les marchands) et l'émergence de plusieurs centres d'acquisition (jusque-là 5) sur un marché qui ne compte que 4 millions d'habitants sont au nombre des éléments qui incarnent la concurrence acharnée entre les banques du marché, concurrence qualifiée de "malsaine" par plusieurs des parties concernées. A titre comparatif, notons que la France compte plus de 60 millions de consommateurs, plus de 27 millions de cartes CB, et un seul centre principal d'acquisition et d'autorisation des transactions, émergeant d'une volonté des banques de gérer le marché efficacement et sainement. Aujourd'hui, la Banque du Liban fait preuve d'une véritable volonté d'assainir le marché en encourageant vivement l'interbancarité et l'interopérabilité entre banques. Ainsi, l'objectif serait d'essayer d'unifier les centres de traitement des cartes et peut-être les réseaux de DAB, pour laisser aux banques les fonctions de marketing et de développement de nouveaux services à leurs clientèles. Une telle réalisation permettrait par exemple aux banques libanaises de s'affirmer face aux banques internationales en matière de réseaux de distributeurs. En effet, la loi libanaise ne permet, à cette date, le placement de distributeurs que dans les agences des banques, et aucunement aux coins de rues ou encore dans les centres commerciaux. L'expansion du réseau de DAB, aux lieux publics, impliquerait incontestablement une longueur d'avance pour les banques appartenant à de grands groupes bancaires étrangers et laisserait peu de marge de manœuvre aux banques libanaises. L'interbancarité et l'interopérabilité entre banques libanaises seraient deux moyens efficaces d'affirmation de ces banques sur leur propre marché. En outre, une loi est actuellement sous étude concernant les cartes de paiement. Aucune loi ne gérait jusque-là cet aspect de l'activité des banques et des sociétés financières. La réduction du nombre de centres de décision et la création d'une seule autorité centrale, ainsi que l'établissement d'une législation dans le domaine ne seront que bénéfiques, aussi bien pour les banques que pour les consommateurs et marchands.
D'après M. Robert Debbas, directeur général de la LINC, l'intégration de la carte de paiement aux habitudes de paiement des Libanais et la dynamisation du marché de la carte requièrent une étroite collaboration entre les différents émetteurs dans l'objectif de promouvoir "la carte" en tant que produit générique. Ainsi, un effort commun, visant à faire reconnaître et accepter la carte par le marché libanais, serait un moyen de taille pour une promotion efficace de la carte de paiement. Pourtant, il semble que la proposition de M. Debbas soit restée lettre morte auprès des émetteurs du marché. La stratégie expansionniste de ces émetteurs continue à reposer sur la promotion, au niveau d'une seule banque, des propres produits de cette dernière. Cela est vrai, même pour les produits issus de regroupements bancaires...