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Actualités - Chronologie

L'armée congolaise reprend le contrôle de Kinshasa (photo)

L’armée fidèle au président Laurent-Désiré Kabila a entrepris hier de ratisser Kinshasa et ses abords, donnant la chasse aux derniers éléments adverses infiltrés dans la capitale de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), alors que les chefs de la rébellion, reconnaissant implicitement leur défaite, proclamaient que la bataille n’était pas perdue. Un sentiment partagé par la population qui fuit en masse vers les régions avoisinantes. «Nous n’avons pas perdu la bataille de Kinshasa», a affirmé en soirée un des leaders de la rébellion Deogratias Bugera, ajoutant: «La capitale est une ville de plus de 6 millions d’habitants que l’on ne peut pas pilonner comme cela. Nous voulons protéger notre ville et nos compatriotes». La radio officielle congolaise indiquait pour sa part que «des centaines de rebelles se sont rendus aux autorités militaires», répondant en cela, selon elle, «à l’appel lancé par le chef d’état-major des forces armées congolaises». Quelques instants après, d’intenses tirs d’armes automatiques, apparemment de joie, éclataient à Kinshasa; ils devaient cesser après l’heure d’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Peu avant, des scènes de jubilation se sont déroulées dans plusieurs quartiers de Kinshasa, lorsque des militaires, faisant le signe de la victoire, ont dit à la population que les rebelles s’étaient rendus dans les quartiers est de la capitale. Toutefois, aucune confirmation indépendante d’une reddition des rebelles encerclés dans les quartiers est de la ville n’avait pu être obtenue en soirée. Menaces ougandaises Dans le sud-ouest du pays, l’offensive de l’armée angolaise et des troupes zimbabwéennes contre les rebelles leur a permis de reprendre la plupart de leurs positions, à l’exception du port de Matadi (350 kilomètres au sud-ouest de Kinshasa), principal centre d’approvisionnement de la capitale. «Tout est calme à Matadi. Il n’y a pas de combats», a-t-on indiqué de sources indépendantes, qui ont fait état de pillages ces derniers jours, notamment des entrepôts portuaires, par les rebelles. Selon des informations non confirmées, d’importantes forces angolaises étaient stationnées aux abords de Matadi. A Luanda, la radio officielle a annoncé que le corps expéditionnaire angolais en RDC a capturé «un nombre important» de rebelles banyamulenge au cours de ses opérations dans le Bas-Congo. Dans le sud-est du pays, la rébellion banyamulenge (Tutsis congolais d’origine rwandaise), qui avait annoncé mercredi la prise de Kalemie (sud-est, au bord du lac Tanganyika) à quelque 600 kilomètres de la deuxième ville du pays Lubumbashi, a indiqué que son objectif est désormais Manono, ville natale du président Kabila.
L’armée fidèle au président Laurent-Désiré Kabila a entrepris hier de ratisser Kinshasa et ses abords, donnant la chasse aux derniers éléments adverses infiltrés dans la capitale de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), alors que les chefs de la rébellion, reconnaissant implicitement leur défaite, proclamaient que la bataille n’était pas perdue. Un sentiment partagé par la population qui fuit en masse vers les régions avoisinantes. «Nous n’avons pas perdu la bataille de Kinshasa», a affirmé en soirée un des leaders de la rébellion Deogratias Bugera, ajoutant: «La capitale est une ville de plus de 6 millions d’habitants que l’on ne peut pas pilonner comme cela. Nous voulons protéger notre ville et nos compatriotes». La radio officielle congolaise indiquait pour sa part que «des centaines de...