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Actualités - Chronologie

Cyclisme Mondial sur piste Ballanger en or, les poursuiteurs dehors

Félicia Ballanger, vainqueur de la vitesse, a ajouté vendredi une quatrième médaille d’or à la razzia des Français aux championnats du monde de cyclisme sur piste à Bordeaux-Lac, une journée qui s’est mal achevée par le forfait des poursuiteurs tricolores. Après les titres d’Arnaud Tournant au kilomètre contre-la-montre, de Philippe Ermenault à la poursuite et de l’équipe de vitesse olympique, Félicia Ballanger est venue ajouter une pierre au bel édifice que la France est en train de se construire à Bordeaux, sur sa lancée des mondiaux de Perth en Australie l’an passé. A cette pluie d’or, il ne faut pas oublier de rajouter l’argent que Francis Moreau a glané en poursuite. Félicia Ballanger a éclaboussé de toute sa classe le tournoi de vitesse qu’elle a remporté pour la troisième année consécutive, enlevant par là même son septième titre mondial tant en vitesse qu’au 500 mètres contre-la-montre. La Vendéenne, qui était parvenue sans encombre jusqu’en finale, a cependant dû s’employer lors de la première manche pour battre l’Australienne Ferris, sa dauphine, l’année précédente à Perth. «J’ai fait une erreur. J’ai regardé à droite alors qu’elle était à gauche. C’est la preuve qu’on peut faire des erreurs à tous les niveaux, surtout quand il y a de l’enjeu», a-t-elle reconnu. Elle s’est bien reprise dans la deuxième manche, jaillissant dans le dernier virage pour prendre un avantage déterminant. Une manche dans laquelle elle s’est ensuite dite «facile et surtout très déterminée. Je voulais en finir le plus vite possible sans commettre la moindre erreur». Objectif: Sydney 2000 Félicia Ballanger, qui se donne jusqu’aux Jeux olympiques en 2000 à Sydney pour terminer sa carrière, a vu dans la jeune Australienne de 22 ans sa plus grande rivale pour les années à venir. En tout cas, elle était particulièrement heureuse de l’emporter devant le public français. «Il me reste deux ans à gagner, je l’espère. Je vais essayer d’en profiter», a-t-elle reconnu. La canadienne Tanya Dubnicoff a pris la médaille de bronze en battant l’Américaine Jennie Reed qui avait chuté dans la première manche. Cette troisième journée s’était bien déroulée jusqu’en fin de soirée côté tricolore avec les qualifications pour les demi-finales de la vitesse individuelle de deux des quatre Français engagés. Florian Rousseau, le maître de la spécialité, avait sorti l’Allemand Jan Van Eiden en deux manches, et Laurent Gané avait dominé l’autre Tricolore Frédéric Magné. Les Allemands Jens Fiedler, vice-champion du monde en titre, et l’Américain Martin Wayne Nothstein, les rejoignant pour les demi-finales qui seront disputées samedi. Il restait une possibilité de médaille pour l’équipe de poursuite masculine. Elle subissait cependant une première déception en étant écarté logiquement de la finale par l’Allemagne. L’Italie en appelle au règlement Elle pouvait encore empocher la médaille de bronze, qu’elle avait déjà obtenue l’an passé en Australie, et devait retrouver l’Italie, championne sortante, sortie en demi-finale par les Ukrainiens, lesquels allaient ensuite cueillir l’or face à l’Allemagne. Mais c’était sans compter sur la vigilance des coureurs transalpins qui refusaient de s’aligner face aux Français, arguant du fait qu’ils avaient oublié de signaler au moins une heure avant la course, comme le règlement le stipule, un changement de coureur, Francis Moreau prenant la place de Franck Perque. Après avoir consulté les coureurs, Daniel Baal le président de la Fédération française de cyclisme décidait de déclarer forfait. Un véritable coup de théâtre qui est venu ternir une compétition qui s’était jusqu’alors parfaitement déroulée. Jacky Mourioux, entraîneur national de la poursuite, reconnaissait l’erreur mais invoquait le fait que le camp français était sous le coup de la déception et qu’il «n’y avait pas beaucoup de temps entre la demi-finale et la finale». «Je regrette ce manque de fair-play des Italiens qui aurait pu nous prévenir avant et nous aurions fait le nécessaire. L’équipe de France aurait pu partir à trois parce que Franck Perque n’était pas prêt pour la course, ou alors on ne partait pas. Avec les coureurs, on a préféré ne pas partir», a expliqué le président Baal. Un incident qui sera longtemps commenté mais qui ne doit pas faire oublier les possibilités de médailles que la France a encore devant elle. Samedi, Florian Rousseau tentera de se succéder à lui-même à la vitesse, et Laurent Gané peut y espérer un podium. Félicia Ballanger, encore elle, partira grande favorite devant Michelle Ferris au 500 mètres contre-la-montre. Outre la médaille d’or ukrainienne en poursuite par équipe masculine, la poursuite individuelle dans laquelle le camp français n’était pas représenté, est revenu à l’Australienne Lucy Tyler-Sharman qui a battu en finale la Néerlandaise Leontien Zijlaard-Van Moorsel, tenante du titre, l’Allemande Judith Arndt se contentant de la médaille de bronze. (Reuters)
Félicia Ballanger, vainqueur de la vitesse, a ajouté vendredi une quatrième médaille d’or à la razzia des Français aux championnats du monde de cyclisme sur piste à Bordeaux-Lac, une journée qui s’est mal achevée par le forfait des poursuiteurs tricolores. Après les titres d’Arnaud Tournant au kilomètre contre-la-montre, de Philippe Ermenault à la poursuite et de l’équipe de vitesse olympique, Félicia Ballanger est venue ajouter une pierre au bel édifice que la France est en train de se construire à Bordeaux, sur sa lancée des mondiaux de Perth en Australie l’an passé. A cette pluie d’or, il ne faut pas oublier de rajouter l’argent que Francis Moreau a glané en poursuite. Félicia Ballanger a éclaboussé de toute sa classe le tournoi de vitesse qu’elle a remporté pour la troisième année...