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Actualités - Chronologie

Belgrade intensifie la lutte contre les rebelles du Kosovo

Les rebelles de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) ont annoncé qu’ils allaient poursuivre leur «guérilla» contre les forces serbes jusqu’à ce que les Albanais de la province «obtiennent la liberté». Au lendemain d’un nouvel appel au cessez-le-feu lancé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, le président yougoslave Slobodan Milosevic s’était déclaré déterminé à «éradiquer le terrorisme» albanais au Kosovo. Les forces gouvernementales ont intensifié ces jours-ci leurs opérations dans la province, faisant plus de trente morts depuis le week-end, selon des sources albanaises. Quatre «terroristes» qui tentaient d’introduire des armes au Kosovo depuis l’Albanie ont été tués par des gardes-frontières yougoslaves, selon un communiqué militaire. Adem Demaçi, représentant politique de l’UCK, a déclaré que celle-ci allait poursuivre sa «lutte de guérilla» jusqu’à ce que le Kosovo devienne «indépendant et souverain». «L’UCK compte actuellement environ 30.000 hommes en armes», selon lui, «et lorsque tous se déploieront à travers le Kosovo, les Serbes ne sauront plus où donner de la tête». Chargé de mener des pourparlers indirects entre Belgrade et les dirigeants kosovars, l’émissaire américain Christopher Hill poursuit sa mission à Pristina, chef-lieu de la province, après s’être entretenu avec M. Milosevic la veille à Belgrade. Les représentants des Quinze auprès de l’Union européenne (UE) se réuniront aujourd’hui vendredi à Bruxelles pour se mettre d’accord sur l’interdiction des liaisons de la compagnie aérienne yougoslave JAT avec les pays membres. Ils doivent également confirmer formellement le gel des comptes bancaires dans l’UE des entreprises yougoslaves et le rétablissement des visas pour les Yougoslaves. A Paris, le président français Jacques Chirac a estimé qu’«une politique d’extrême fermeté est nécessaire» au Kosovo. «Mais l’usage de la force par l’Alliance (atlantique), sur mandat du Conseil de Sécurité, n’aura de sens qu’au service d’objectifs politiques dont le Groupe de contact unanime doit rapidement préciser les contours», a-t-il estimé. «Les six pays du Groupe de contact doivent d’urgence relancer la négociation sur des bases claires, selon M. Chirac. Ils doivent affirmer leur détermination à voir adopté un statut de très large autonomie à l’intérieur des frontières existantes». Le Groupe de contact réunit l’Allemagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et la Russie. Dayton-bis M. Chirac a souligné que «dans cette tragédie, la Russie peut et doit jouer le rôle positif que tous ses partenaires attendent d’elle», ajoutant: «Pour m’en être entretenu à plusieurs reprises avec le président (Boris) Eltsine, je suis convaincu qu’elle fera le bon choix». Pour le chef de la diplomatie autrichienne, Wolfgang Schuessel, une «seconde conférence de Dayton» pourrait être un modèle pour résoudre pacifiquement le conflit entre Serbes et Kosovars. M. Schuessel, qui préside actuellement le conseil de l’Union européenne, a estimé cependant, lors du forum européen d’Alpbach (Tyrol), qu’il était trop tôt pour fixer une date à des négociations à l’image de celles de Dayton, qui ont mis fin en 1995 à la guerre en Bosnie. Pour sa part, le ministre allemand de la Défense, Volker Ruehe, a prévenu les Serbes qu’ils devaient «s’attendre à une action militaire s’ils poursuivent leurs agressions» au Kosovo. Il s’est dit prêt à passer outre un veto russe au Conseil de Sécurité. «L’OTAN s’organise en vue de frappes aériennes, et personne ne doit croire que d’autres le protègent par leur veto», a-t-il dit. La Suède a proposé de son côté une conférence internationale afin de lever des fonds pour l’aide humanitaire au Kosovo, a annoncé mercredi le ministre des Affaires étrangères, Lena Hjelm-Wallen. L’initiative suédoise a été présentée lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays scandinaves, baltes et de Russie à Vaesteraas (Suède), où la situation au Kosovo figurait à l’ordre du jour. Les combats au Kosovo ont fait en six mois plus de 600 morts et chassé de leurs foyers 230.000 personnes. (AFP)
Les rebelles de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) ont annoncé qu’ils allaient poursuivre leur «guérilla» contre les forces serbes jusqu’à ce que les Albanais de la province «obtiennent la liberté». Au lendemain d’un nouvel appel au cessez-le-feu lancé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, le président yougoslave Slobodan Milosevic s’était déclaré déterminé à «éradiquer le terrorisme» albanais au Kosovo. Les forces gouvernementales ont intensifié ces jours-ci leurs opérations dans la province, faisant plus de trente morts depuis le week-end, selon des sources albanaises. Quatre «terroristes» qui tentaient d’introduire des armes au Kosovo depuis l’Albanie ont été tués par des gardes-frontières yougoslaves, selon un communiqué militaire. Adem Demaçi, représentant politique de l’UCK, a...