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Actualités - Chronologie

L'Europe craint une catastrophe humanitaire au Kosovo (photos)

Les combats entre les forces serbes et les séparatistes albanais du Kosovo se sont poursuivis hier avec la même intensité que la veille, et l’Union européenne, devant l’exode continu des civils, a évoqué le risque d’une «catastrophe humanitaire». Au moins dix Albanais armés ont été tués près de Djakovica, dans l’ouest, a indiqué le Centre d’information serbe de Pristina, chef-lieu du Kosovo. Huit Albanais et deux policiers avaient été tués la veille. Pour la troisième journée consécutive, les combats ont fait rage, selon les sources albanaises et serbes, dans la région centrale de la Drenica et dans celle de Djakovica, dans l’ouest de la province. Ces deux zones sont les seules où l’Armée de libération du Kosovo (UCK) conserve encore de fortes positions après une récente série de défaites. Dans la Drenica, selon le Centre (albanais) d’information du Kosovo (KIC), les forces serbes ont mené lundi des opérations massives contre des dizaines de villages. Le KIC a cité, comme la veille, la région de Srbica et celle de Klina, où «une trentaine de villages subissaient une dure offensive des forces serbes». Selon le KIC, l’opération s’est étendue vers le sud, touchant les secteurs de Kijevo et d’Iglarevo, sur la route d’importance stratégique qui relie Pristina à Pec, deuxième ville du Kosovo, dans l’ouest. Les combats se sont aussi étendus, encore plus au sud, aux régions de Dulje, Stimlje et Suva Reka, sur la route de Pristina à Prizren, selon le KIC. Les forces serbes avaient mené pendant plusieurs jours à partir du 25 juillet une vaste offensive dans le centre et le sud du Kosovo. Elles avaient alors repris à l’UCK le contrôle d’axes routiers essentiels. Au Centre d’information serbe, on a confirmé que des combats se livraient dans la Drenica. Huit Albanais avaient été tués dimanche dans la Drenica, selon des sources locales albanaises. Dans l’ouest du Kosovo, les forces serbes ont commencé avant l’aube à bombarder des villages dans les régions de Djakovica et de Decani, notamment Smonica, Duskaj et Junik, selon le KIC. Le Centre d’information serbe a annoncé un peu plus tard que la police avait pris le contrôle de Smonica, un bastion séparatiste, et qu’au moins dix Albanais armés avaient été tués. L’exode Deux policiers avaient été tués et deux autres blessés lors de l’attaque d’un poste de police près de Prilep, dans la même région. Depuis que le conflit au Kosovo a éclaté fin février, les affrontements ont fait plus de 500 morts, dont 35 policiers et 14 militaires. Le président yougoslave Slobodan Milosevic avait déclaré jeudi dernier à des diplomates européens, après plusieurs jours d’offensive serbe, que les opérations contre l’UCK s’étaient arrêtées. Mais il n’avait pas précisé, selon une source diplomatique, si cette assurance valait pour l’ensemble du Kosovo. Et il n’avait pas dit qu’il s’agissait d’un arrêt définitif. 35.000 personnes supplémentaires ont quitté leurs foyers au cours des deux dernières semaines en raison des combats au Kosovo, selon le Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR). Le nombre des réfugiés et des personnes déplacées pourrait maintenant s’élever à 180.000, a déclaré à Pristina Mons Nyberg, porte-parole du HCR. Au nom de l’Union européenne, dont l’Autriche assure la présidence tournante, le ministre autrichien des Affaires étrangères, Wolfgang Schuessel, a mis en garde contre une «catastrophe humanitaire» au Kosovo. «La situation militaire et humanitaire a considérablement empiré», a estimé M. Schuessel, qui a sévèrement critiqué l’attitude du président yougoslave Slobodan Milosevic et son refus de négocier. «Il est le problème et non la solution», a-t-il dit. Le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, a émis un avis similaire dans une interview au quotidien allemand Die Welt. Le problème du Kosovo «n’a qu’un seul nom: Milosevic», a-t-il déclaré. (AFP-Reuters)
Les combats entre les forces serbes et les séparatistes albanais du Kosovo se sont poursuivis hier avec la même intensité que la veille, et l’Union européenne, devant l’exode continu des civils, a évoqué le risque d’une «catastrophe humanitaire». Au moins dix Albanais armés ont été tués près de Djakovica, dans l’ouest, a indiqué le Centre d’information serbe de Pristina, chef-lieu du Kosovo. Huit Albanais et deux policiers avaient été tués la veille. Pour la troisième journée consécutive, les combats ont fait rage, selon les sources albanaises et serbes, dans la région centrale de la Drenica et dans celle de Djakovica, dans l’ouest de la province. Ces deux zones sont les seules où l’Armée de libération du Kosovo (UCK) conserve encore de fortes positions après une récente série de défaites. Dans...