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Actualités - Interviews

Tarek Aziz particulièrement déçu par l'Allemagne

Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz s’est déclaré «particulièrement déçu» par l’attitude de l’Allemagne, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi. M. Aziz, qui reproche notamment aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne de «vouloir détruire l’Irak pour avoir le contrôle complet de la région», a déploré le fait que «malgré l’absence de contentieux sérieux entre nos deux pays, l’Allemagne ait tenu des propos particulièrement hostiles contre l’Irak». Certes, reconnaît le vice-premier ministre irakien, le chef de la diplomatie allemande Klaus Kinkel n’est pas opposé à une levée des sanctions, «si l’Irak respecte enfin les résolutions de l’ONU». Mais, demande M. Aziz, «de quoi parle-t-on? Nous savons que les membres allemands du groupe de l’UNSCOM (Commission spéciale des Nations Unies sur le désarmement de l’Irak), tous des experts patentés, ont depuis longtemps informé leur gouvernement et les services secrets allemands du fait que l’Irak n’est plus en possession d’armes interdites». Le vice-premier ministre irakien a également rendu hommage au secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. Il s’est également félicité de la nomination du diplomate sri lankais Jayantha Dhanapala à la tête du «groupe spécial», chargé d’inspecter les sites dits présidentiels, estimant que désormais «l’influence anglo-saxonne n’est plus dominante». Il a en revanche vivement critiqué le chef de l’UNSCOM Richard Butler qui, selon lui, «agit dans l’intérêt des Américains et des Britanniques». Début février, le chancelier Helmut Kohl avait assuré les Etats-Unis et la Grande-Bretagne du soutien de l’Allemagne en cas d’intervention contre l’Irak. (AFP)
Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz s’est déclaré «particulièrement déçu» par l’attitude de l’Allemagne, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi. M. Aziz, qui reproche notamment aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne de «vouloir détruire l’Irak pour avoir le contrôle complet de la région», a déploré le fait que «malgré l’absence de contentieux sérieux entre nos deux pays, l’Allemagne ait tenu des propos particulièrement hostiles contre l’Irak». Certes, reconnaît le vice-premier ministre irakien, le chef de la diplomatie allemande Klaus Kinkel n’est pas opposé à une levée des sanctions, «si l’Irak respecte enfin les résolutions de l’ONU». Mais, demande M. Aziz, «de quoi parle-t-on? Nous savons que les membres allemands du groupe de l’UNSCOM...