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Actualités - Communiques Et Declarations

Védrine contre des sanctions automatiques

La France refusera qu’une future résolution de l’ONU sur l’Irak prévoit des sanctions automatiques, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine. Si l’Irak refusait à nouveau de laisser travailler les inspecteurs de l’ONU chargés du démantèlement de ses armes de destruction massive, «il prendrait des risques encore plus grands que ceux devant lesquels cette fois-ci il a reculé», a-t-il dit sur France 2 dans l’émission Mots Croisés. Cependant, a ajouté le ministre français, «on ne peut pas parler de sanctions automatiques parce que ce sont des choses trop graves». «Par contre, il y aurait certainement une détermination des membres permanents du Conseil de Sécurité à appliquer (la résolution prévoyant le démantèlement des armes irakiennes) dans des termes encore plus forts que ce qui avait été envisagé cette fois-ci», a dit Hubert Védrine. «Puisque, cette fois-ci, il a reculé devant cette combinaison de pressions et parce que des propositions étaient faites qui étaient acceptables par lui, à partir des propositions françaises et à travers le talent de M. Kofi Annan, a priori on peut penser qu’il ne voudra pas se remettre dans cette situation», a jugé le ministre. Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, de retour de Bagdad, présentera les détails de l’accord mardi à New York au Conseil de Sécurité des Nations Unies. «La discussion s’engage dans de très bonnes conditions, compte tenu de ce que nous savons de l’accord et de la réaction des Russes, des Chinois, des Français et du président Clinton. Mais tout n’est pas réglé dans le détail», a dit Hubert Védrine. Il avait auparavant noté, sur la même chaîne, que la discussion entre les pays membres du Conseil porterait sur «le rythme de la mise en œuvre, sur le caractère répétable des inspections et sur les garanties à obtenir pour que cette affaire ne recommence pas sans arrêt. Le but est de terminer les inspections, qu’elles soient complètes, que toutes les armes de destruction massive soient démantelées et qu’on puisse enfin regarder l’avenir en ce qui concerne l’Irak». «Cet avenir, a-t-il rappelé, doit passer par la levée, quand cela sera possible, de l’embargo imposé à l’Irak depuis son invasion du Koweit en 1990 et par sa «réinsertion» dans la communauté internationale». (Reuters)
La France refusera qu’une future résolution de l’ONU sur l’Irak prévoit des sanctions automatiques, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine. Si l’Irak refusait à nouveau de laisser travailler les inspecteurs de l’ONU chargés du démantèlement de ses armes de destruction massive, «il prendrait des risques encore plus grands que ceux devant lesquels cette fois-ci il a reculé», a-t-il dit sur France 2 dans l’émission Mots Croisés. Cependant, a ajouté le ministre français, «on ne peut pas parler de sanctions automatiques parce que ce sont des choses trop graves». «Par contre, il y aurait certainement une détermination des membres permanents du Conseil de Sécurité à appliquer (la résolution prévoyant le démantèlement des armes irakiennes) dans des termes encore plus forts...