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Actualités - Reportage

Court métrage "Merci Natex" d'Elie Khalifé, une satire anti-télé (photo)

«Merci Natex» — l’allusion est évidente — est le deuxième court métrage d’Elie Khalifé, le réalisateur de «Taxi-service». Après un premier film narrant les aventures cocasses d’un chauffeur de taxi, le jeune cinéaste s’attaque cette fois, en collaboration avec Alexandre Monnier (réalisateur-cadreur suisse), à un sujet de société: l’incursion de la télé dans le quotidien des gens. La première aura lieu demain jeudi 26 février à 18h au CCF en présence de l’équipe du tournage et de Rafic Ali Ahmad qui y tient le rôle principal. L’histoire se déroule à Douma, village encore préservé des incursions néfastes de la modernité. Enfin pas tout à fait... La télévision, ses «cagnottes publicitaires» et ses «mexicâneries» envahissent les foyers et troublent les esprits. Le processus d’identification opère facilement dans ce milieu simple et nul n’y échappe... à part Farès le berger (Rafic Ali Ahmad), qui n’est absolument pas touché par tout ce cirque. Son cinéma à lui, ce serait plutôt cette terre séculaire et ses montagnes qui ont résisté aux envahisseurs ottomans... Elie Khalifé le scénariste-réalisateur veut «démystifier le rôle de la télé, dénoncer les bêtises que répandent souvent les médias... Ces villageois qui ont une histoire, un passé riche s’intoxiquent la cervelle avec des feuilletons médiocres». Le personnage principal va désacraliser cet instrument d’abrutissement collectif qu’est bien trop souvent le petit écran. Pour un tel rôle, le réalisateur ne pouvait que penser à Rafic Ali Ahmad. Qui a paraît-il «ôté sa veste d’acteur pour camper ce personnage qui lui ressemble si fort». «Merci Natex» n’est pas pour autant un pamphlet sévère et moralisateur. L’humour est sous-jacent tout au long des 15 minutes de ce film en arabe, sous-titré français. Notamment dans les scènes parodiées de «Gabriella», le feuilleton mexicain qui fait fantasmer le village... C’est à Douma et Laklouk qu’il a été tourné (par une équipe libano-suisse et en 35 mm) en automne dernier, ce qui donne de très belles images d’extérieur. On notera au générique les noms de Liliane Younès, Maurice Maalouf, Joelle Touma, Walid el-Alayli, Tarek Tamim (qui a notamment fait de brèves apparitions dans S.L.CHI), Issam Bou Khaled... La musique, composée et arrangée par Hani Siblini, mélange le «oud» de Charbel Rouhana au «nay» (Samir Siblini), à la basse (Roger Raad) et joue l’accord parfait avec les images de la montagne libanaise. Scènes pastorales millénaires, travaux des champs, jeu de tric-trac dans les cafés du vieux souk, réunions du soir autour... de la boîte magique. Ces scènes du folklore libanais sont accompagnées d’un scénario à l’écriture universelle. C’est-à-dire de dialogues qui évitent toutes les expressions qui ne peuvent être comprises que par les autochtones. «D’autant que la situation n’est pas purement libanaise. Les soap opéras opèrent les mêmes dégâts partout, que ce soit en France, en Belgique ou en Colombie...», souligne Khalifé. Cette coproduction franco-libano-suisse (Ventura film, SIC Productions et Buzz Productions), déjà présentée en avant-première en Suisse, est destinée à faire le tour des festivals... Zéna ZALZAL
«Merci Natex» — l’allusion est évidente — est le deuxième court métrage d’Elie Khalifé, le réalisateur de «Taxi-service». Après un premier film narrant les aventures cocasses d’un chauffeur de taxi, le jeune cinéaste s’attaque cette fois, en collaboration avec Alexandre Monnier (réalisateur-cadreur suisse), à un sujet de société: l’incursion de la télé dans le quotidien des gens. La première aura lieu demain jeudi 26 février à 18h au CCF en présence de l’équipe du tournage et de Rafic Ali Ahmad qui y tient le rôle principal. L’histoire se déroule à Douma, village encore préservé des incursions néfastes de la modernité. Enfin pas tout à fait... La télévision, ses «cagnottes publicitaires» et ses «mexicâneries» envahissent les foyers et troublent les esprits. Le processus...