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Actualités - Chronologie

Gouverner c'est servir... même si l'on s'use

Lionel Jospin a reconnu jeudi que sa majorité s’était parfois «égayée» en huit mois de gouvernement, mais a dit son sentiment d’avoir effectué «un début satisfaisant» et affirmé remplir sa mission avec «une volonté et une détermination absolues». «Réussir, il est beaucoup trop tôt pour en parler», a-t-il précisé sur Europe 1. «Nous sommes au début, nous sommes là seulement depuis huit mois. Si nous provoquons l’intérêt, si nous sommes suivis, s’il y a un minimum de confiance et en tout cas de conscience de ce que nous essayons de faire, sérieusement, méthodiquement et en même temps en étant à l’écoute des gens, pas avec des idées préconçues, je dirai que c’est un début satisfaisant». Analysant le fonctionnement politique de sa majorité plurielle, Lionel Jospin a jugé que «dans une majorité, s’il n’y a pas de liberté de délibération, s’il n’y a pas échange, il n’y a pas de véritable confiance, de véritable unité» mais que «s’il n’y a pas de solidarité une fois la délibération et l’échange d’idées noués, obtenus, il n’y a pas d’efficacité». Il a dit avoir noté que pendant le mouvement des chômeurs, «le corps central de la majorité» — socialistes, radicaux et Mouvement des citoyens — était resté «homogène et solide» et a eu «un regard lucide» mais que certaines autres formations se sont un petit peu égayées». «Je crois que ça n’a servi personne et ça ne les a pas servies non plus», a-t-il jugé. Mais il a aussi rappelé que depuis cette alerte, le gouvernement avait successivement arrêté ses choix énergétiques et nucléaires, pris des décisions sur les TGV-Est et Rhin-Rhône, engagé la réforme de la coopération, signé un accord sur la fonction publique, fait voter le texte sur les 35 heures, engagé la réflexion sur le cumul des mandats, réglé le problème minier en Nouvelle-Calédonie. «La majorité montre que quand elle est unie, elle donne confiance à l’opinion, elle règle les problèmes du pays et elle améliore sa situation», a-t-il conclu de cette énumération. Quant à son rôle personnel, le premier ministre a déclaré qu’il était «plus aujourd’hui un homme d’action qu’un homme de spéculation» et s’efforçait de «tirer un maximum de plaisir» de sa mission. «Je ne dis pas que chaque moment est heureux, tel drame, telle difficulté tout d’un coup vous rappellent la dureté du réel», a-t-il précisé. «En tout cas, je fais cette mission avec plaisir et, en tout cas, avec une volonté et détermination absolues». «Vous êtes toujours en train de considérer, les observateurs, quand est-ce qu’un gouvernement s’use», a-t-il conclu. «J’aurais envie de dire comme M. Wonder qu’il faut peut-être avoir à l’esprit, qu’il doit servir. Moi, ça ne me gêne pas de m’user à condition que je serve». (Reuters)
Lionel Jospin a reconnu jeudi que sa majorité s’était parfois «égayée» en huit mois de gouvernement, mais a dit son sentiment d’avoir effectué «un début satisfaisant» et affirmé remplir sa mission avec «une volonté et une détermination absolues». «Réussir, il est beaucoup trop tôt pour en parler», a-t-il précisé sur Europe 1. «Nous sommes au début, nous sommes là seulement depuis huit mois. Si nous provoquons l’intérêt, si nous sommes suivis, s’il y a un minimum de confiance et en tout cas de conscience de ce que nous essayons de faire, sérieusement, méthodiquement et en même temps en étant à l’écoute des gens, pas avec des idées préconçues, je dirai que c’est un début satisfaisant». Analysant le fonctionnement politique de sa majorité plurielle, Lionel Jospin a jugé que «dans une...