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Actualités - Chronologie

Les femmes artistes repenties une atteinte aux intérêts de l'Etat

La censure en Egypte a interdit la distribution de cassettes-vidéo relatant la vie des «artistes repenties» qui se sont voilées et ont cessé toute activité artistique, a-t-on appris hier de source officielle. «Nous avons décidé d’interdire ces cassettes-vidéo car elles portent atteinte aux artistes égyptiens et sont en contradiction avec les intérêts suprêmes de l’Etat», a déclaré le directeur de la censure des œuvres artistiques, M. Ali Abou Chadi. «Ces cassettes-vidéo ont pour titre «Les artistes repenties qui ont retrouvé le chemin de la piété». Or, ce titre en soi constitue une atteinte aux autres artistes car cela signifie qu’elles contredisent la religion», a-t-il souligné. «L’Etat est le parrain de l’art, donc ces cassettes portent aussi atteinte à ses intérêts», a-t-il ajouté. Les cassettes ont été coproduites par une entreprise séoudienne et une égyptienne fondée par un ancien acteur égyptien, Hassan Youssef, qui a annoncé à la fin des années 70 son «repentir» ainsi que sa femme Cham al-Baroufi, ancienne actrice qui porte aujourd’hui le «niqab» (voile couvrant tout à l’exception des yeux). Trois célèbres danseuses du ventre, Zizi Moustafa, Hala al-Safi et Sahar Hamdi se sont voilées dans les années 80 en annonçant leur «repentir». Plusieurs actrices ont fait de même au début des années 90 dont notamment Chadia, surnommée dans les années 60 «la chouchou du cinéma égyptien», et la célèbre comédienne Soheir al-Babli. (AFP)
La censure en Egypte a interdit la distribution de cassettes-vidéo relatant la vie des «artistes repenties» qui se sont voilées et ont cessé toute activité artistique, a-t-on appris hier de source officielle. «Nous avons décidé d’interdire ces cassettes-vidéo car elles portent atteinte aux artistes égyptiens et sont en contradiction avec les intérêts suprêmes de l’Etat», a déclaré le directeur de la censure des œuvres artistiques, M. Ali Abou Chadi. «Ces cassettes-vidéo ont pour titre «Les artistes repenties qui ont retrouvé le chemin de la piété». Or, ce titre en soi constitue une atteinte aux autres artistes car cela signifie qu’elles contredisent la religion», a-t-il souligné. «L’Etat est le parrain de l’art, donc ces cassettes portent aussi atteinte à ses intérêts», a-t-il ajouté. Les...