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Actualités - Chronologie

Un formidable scénario de roman policier

Une jolie inconnue, de supposées étreintes secrètes au cœur même de la Maison-Blanche, des micros cachés, une «amie» mue par un désir de vengeance, le scandale mettant en péril le président américain a tout d’un formidable roman policier. Lundi, pour la quatrième fois depuis qu’a éclaté le scandale, Bill Clinton a de nouveau démenti avoir eu une liaison avec Monica Lewinsky, 24 ans, fille d’un riche médecin californien et d’un écrivain controversé, et lui avoir demandé de mentir sous serment à la justice pour cacher cette aventure. Jolie brune aux yeux clairs, Monica Lewinsky n’a jamais pris la parole depuis qu’a éclaté le scandale, «anéantie», selon son avocat, par la tournure des événements. Profitant de relations hauts placées en contact avec Hillary Clinton, elle était arrivée comme stagiaire à la Maison-Blanche en juin 1995, à 21 ans, fraîche émoulue d’une université de l’Oregon (nord-ouest). Ses collègues la décrivent alors comme extravertie, travailleuse, gaie, ambitieuse et généreuse. Mais rapidement, la jeune fille ne cache pas son béguin pour le président, confiant par exemple à des journalistes qu’elle lui a offert une cravate. Et dans cette ville de Washington si prompte à répandre les rumeurs, Monica s’ouvre sans méfiance de sa supposée liaison avec le président à une femme de deux fois son âge, Linda Tripp, 48 ans. Elles n’ont rien en commun, sinon un parcours parallèle de la Maison-Blanche au Pentagone: la brune et volubile Monica y a été transférée apparemment lorsque son béguin pour le président est devenu trop évident. La blonde et sérieuse Linda, fonctionnaire sans hautes responsabilités, l’y a précédée de 18 mois. Elle travaillait à la Maison-Blanche sous la présidence de George Buch qu’elle adore et est restée à l’arrivée de M. Clinton. Mais ses déclarations après le suicide d’un avocat de la Maison-Blanche, Vincent Foster, en 1993, ne peuvent que déplaire, tout comme déplaira en 1995 son témoignage sous serment pour le procureur indépendant Kenneth Starr. Linda Tripp humiliée Linda Tripp a pour amie un agent littéraire new-yorkais, Lucianne Goldberg, qui reconnaît détester M. Clinton et vouloir sa chute. C’est elle qui, selon le «Washington Post», conseille en août dernier à Linda Tripp d’enregistrer les confidences de Monica Lewinsky. Car, quelques semaines plus tôt, Linda Tripp s’est sentie humiliée par l’avocat du président, Robert Bennett, qui a mis en doute sa crédibilité alors qu’elle affirmait qu’une employée de la Maison-Blanche s’était fait embrasser et caresser contre son gré par le président. Veut-elle être crédible ou se venger? Linda Tripp enregistre alors son «amie» pendant plus de quatre mois, avant de remettre les cassettes au procureur indépendant Kenneth Starr, dont elle connaît les convictions républicaines. Très peu de gens ont obtenu d’écouter ces cassettes, mais selon des extraits publiés par l’hebdomadaire «Newsweek», Monica y raconterait ses amours, rapidement déçues, avec le président, son amertume lorsqu’il commence à se détourner d’elle pour d’autres femmes, et son intention de mentir sous serment pour cacher sa liaison, conseillée en ce sens par le président et son ami Vernon Jordan, un avocat très influent à Washington. Le 13 janvier, Linda Tripp accepte de porter un micro caché fourni par le FBI, pour de nouveaux enregistrements de son «amie». Et le 18 janvier, lors d’une rencontre orchestrée par Kenneth Starr entre les deux femmes, le FBI et des magistrats interviennent pour confondre une Monica effondrée, lui proposant une immunité immédiate si elle accepte de coopérer. Elle n’a toujours pas obtenu cette immunité, se terre avant sa comparution devant une Chambre de mise en accusation, que son avocat chercherait à retarder. (AFP)
Une jolie inconnue, de supposées étreintes secrètes au cœur même de la Maison-Blanche, des micros cachés, une «amie» mue par un désir de vengeance, le scandale mettant en péril le président américain a tout d’un formidable roman policier. Lundi, pour la quatrième fois depuis qu’a éclaté le scandale, Bill Clinton a de nouveau démenti avoir eu une liaison avec Monica Lewinsky, 24 ans, fille d’un riche médecin californien et d’un écrivain controversé, et lui avoir demandé de mentir sous serment à la justice pour cacher cette aventure. Jolie brune aux yeux clairs, Monica Lewinsky n’a jamais pris la parole depuis qu’a éclaté le scandale, «anéantie», selon son avocat, par la tournure des événements. Profitant de relations hauts placées en contact avec Hillary Clinton, elle était arrivée comme...