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Actualités - Chronologie

Le dissident chinois Qin Yongmin refuse d'être contraint à l'exil (photo)

Le dissident chinois Qin Yongmin refuse d’être contraint à l’exil par le régime de Pékin qui lui a donné l’ordre de quitter le pays au nom de «la sécurité publique» après son appel à la mise en place de syndicats libres. «La police chinoise ne s’occupe plus de la sécurité publique. Elle ne s’occupe plus que d’assurer le maintien du régime du parti unique. Je refuse de partir sous prétexte de sécurité publique», a-t-il déclaré mercredi par téléphone à l’AFP. Le principal dissident chinois en activité a indiqué avoir reçu la semaine dernière, par l’intermédiaire d’un ami contacté par la police, l’ordre de déposer immédiatement une demande de passeport afin de partir aux Etats-Unis. Aucun commentaire n’était disponible mercredi soir auprès des autorités de Wuhan (centre) où est domicilié M. Qin. Lors de sa précédente sortie de prison en 1995, Qin Yongmin avait déposé une demande de passeport pour pouvoir se rendre à l’étranger, mais cette demande avait été rejetée au nom de «la sécurité de l’Etat», relève le dissident dans une lettre ouverte au ministère de la Sécurité publique. «Cette fois, au nom de la sécurité de l’Etat, on me demande de partir», ironise-t-il, soulignant que «la liberté de demander ou non un passeport est un droit inaliénable de chaque citoyen chinois, garanti par la Constitution». «Je préfère encore mettre en jeu ma propre sécurité, voire ma vie, pour défendre la liberté syndicale», écrit Qin Yongmin. Tracasseries policières Le cas échéant, Qin Yongmin, 44 ans, rejoindrait ses homologues Bao Ge et Wei Jingsheng, envoyés tous deux aux Etats-Unis en novembre dernier. Bao Ge, 34 ans, était parti en exil le 5 novembre après s’être plaint de «harcèlement policier» depuis sa sortie du camp «de rééducation par le travail» cinq mois plus tôt. La police lui avait à plusieurs reprises «suggéré» de quitter le pays en lui laissant entendre que la procédure d’obtention des passeports était désormais facilitée. Quant à Wei Jingsheng, le plus célèbre dissident chinois, il a été libéré sur parole le 16 novembre pour raisons médicales et envoyé immédiatement aux Etats-Unis après avoir purgé 18 années de camp de travail. S’il rentre en Chine, il sera théoriquement réincarcéré, sa condamnation restant valable jusqu’en 2009. Dans sa lettre, Qin Yongmin, à l’instar de Bao Ge, indique faire l’objet de tracasseries policières et demande à la police de respecter ses libertés fondamentales en cessant de retenir son courrier, de couper ses communications téléphoniques et de menacer ses proches. Qin Yongmin a déjà purgé huit ans de prison dans les années 1980 pour «crimes contre-révolutionnaires», puis deux autres années à partir de 1993 pour avoir participé au mouvement de «la Charte de la Paix» avec d’autres militants. Tout récemment, Qin Yongmin a relancé la contestation en lançant le 22 décembre un appel à l’union des ouvriers confrontés à la restructuration des entreprises publiques, qui se traduit par des millions de licenciements. Cet appel a été relayé par plusieurs messages de soutien d’autres contestataires. Seuls les syndicats officiels sont autorisés en Chine où le droit de manifester est systématiquement refusé, ce qui n’a pas empêché des milliers de travailleurs de défiler ces derniers mois dans l’ensemble du pays pour protester contre les fermetures d’usines. (AFP)
Le dissident chinois Qin Yongmin refuse d’être contraint à l’exil par le régime de Pékin qui lui a donné l’ordre de quitter le pays au nom de «la sécurité publique» après son appel à la mise en place de syndicats libres. «La police chinoise ne s’occupe plus de la sécurité publique. Elle ne s’occupe plus que d’assurer le maintien du régime du parti unique. Je refuse de partir sous prétexte de sécurité publique», a-t-il déclaré mercredi par téléphone à l’AFP. Le principal dissident chinois en activité a indiqué avoir reçu la semaine dernière, par l’intermédiaire d’un ami contacté par la police, l’ordre de déposer immédiatement une demande de passeport afin de partir aux Etats-Unis. Aucun commentaire n’était disponible mercredi soir auprès des autorités de Wuhan (centre) où est...