Un traitement anticancéreux contesté mis à l'examen
le 12 janvier 1998 à 00h00
Le gouvernement italien a décidé de soumettre à un examen scientifique un traitement anticancéreux contesté, inventé par un médecin italien mais non reconnu par les autorités médicales, a-t-on appris de source officielle. Depuis plusieurs mois, le traitement du professeur Luigi Di Bella fait beaucoup parler et, malgré son coût élevé pour les patients, ceux-ci accourent nombreux à Modène (nord) où il travaille, quand ils ont perdu espoir dans la thérapie traditionnelle. Alors que la thérapie anticancéreuse traditionnelle consiste à détruire par la chimiothérapie les cellules cancéreuses proliférantes, celle de M. Di Bella vise à renforcer les mécanismes naturels de défense contre le cancer, Pour ce faire, il prescrit un cocktail à base de vitamines (notamment beta carotène), d’hormones (somastatine et mélatonine) et de médicaments anticancérigènes traditionnels comme l’endoxan. Selon le professeur, la somastatine est l’hormone de l’hypothalamus qui bloque l’hormone de la croissance et qui aurait ainsi l’effet de freiner le développement du cancer. Ces derniers jours, sous la pression des malades, deux régions (la Lombardie au nord et les Pouilles au sud) ont décidé le remboursement par la sécurité sociale des médicaments prescrits par le médecin. Deux autres régions du nord, la Vénétie et le Piémont, ont décidé l’expérimentation du traitement dans les hôpitaux de leur ressort administratif. Cette situation a conduit le ministre de la Santé, Rosy Bindi, à décider de faire expérimenter par les instituts publics de recherche anticancéreuse le traitement de M. Di Bella, malgré les préventions des autorités médicales. (AFP)
Le gouvernement italien a décidé de soumettre à un examen scientifique un traitement anticancéreux contesté, inventé par un médecin italien mais non reconnu par les autorités médicales, a-t-on appris de source officielle. Depuis plusieurs mois, le traitement du professeur Luigi Di Bella fait beaucoup parler et, malgré son coût élevé pour les patients, ceux-ci accourent nombreux à Modène (nord) où il travaille, quand ils ont perdu espoir dans la thérapie traditionnelle. Alors que la thérapie anticancéreuse traditionnelle consiste à détruire par la chimiothérapie les cellules cancéreuses proliférantes, celle de M. Di Bella vise à renforcer les mécanismes naturels de défense contre le cancer, Pour ce faire, il prescrit un cocktail à base de vitamines (notamment beta carotène), d’hormones (somastatine et...
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