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Actualités - Chronologie

Chambres à gaz, détail de l'histoire : le Pen inculpé en France

Le président du Front national français (FN, extrême droite), Jean-Marie Le Pen, a été mis en examen (inculpé) courant décembre à Paris pour «contestation de crimes contre l’humanité», pour avoir qualifié en Allemagne les chambres à gaz de «détail de l’histoire». Le juge d’instruction parisien Jean-Paul Valat lui a notifié cette mesure par un courrier recommandé délivré quelques jours après l’ouverture d’une information judiciaire par le Parquet de Paris, le 17 décembre. M. Le Pen, parti le 5 décembre à Munich pour promouvoir aux côtés de l’ancien Waffen SS Franz Schoenhuber le livre que celui-ci lui a consacré, avait réaffirmé que les chambres à gaz constituaient «un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale». «J’ai dit et j’ai redit, au risque d’être sacrilège, que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale», avait affirmé Jean-Marie Le Pen à Mu-nich. Le leader d’extrême-droite a été condamné pour ces propos le 26 décembre en procédure d’urgence à verser de 1 franc (0,16 à 16.400 dollars) à 5.000 francs (bien 5.000 francs) à plusieurs associations et faire publier le texte du jugement dans dix quotidiens nationaux et régionaux et dans six hebdomadaires. Le Parquet de Munich a par ailleurs annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire au terme de laquelle il décidera de poursuivre ou non M. Le Pen pour incitation à la haine raciale. Des poursuites seront engagées s’il est établi que le leader du Front national a publiquement «approuvé, nié ou minimisé» l’extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, selon le Parquet allemand. Le délit d’incitation à la haine raciale est puni en Allemagne d’une peine de trois mois à cinq ans de prison éventuellement commuable en une amende. M. Le Pen a déjà été condamné en France à près d’1,2 million de francs (200.000 dollars) de dommages-intérêts pour avoir tenu des propos semblables en 1987, jugement confirmé par la Cour de cassation, plus haute instanse judiciaire française. Motivant sa décision, la Cour avait indiqué que «l’assertion litigieuse» était «intolérable» car elle «banalisait les persécutions et les souffrances infligées aux déportés et plus particulièrement aux Juifs et aux tsiganes par les nazis». Institué en 1990, le délit de «contestation de crimes contre l’humanité», prévu par l’article 24 bis de la loi sur la presse, est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et 300.000 francs (49.000 dollars) d’amende. Selon la Cour de cassation, la «minoration outrancière» du nombre de victimes résultant de crimes contre l’humanité suffit à caractériser le délit de contestation de ces crimes. (AFP)
Le président du Front national français (FN, extrême droite), Jean-Marie Le Pen, a été mis en examen (inculpé) courant décembre à Paris pour «contestation de crimes contre l’humanité», pour avoir qualifié en Allemagne les chambres à gaz de «détail de l’histoire». Le juge d’instruction parisien Jean-Paul Valat lui a notifié cette mesure par un courrier recommandé délivré quelques jours après l’ouverture d’une information judiciaire par le Parquet de Paris, le 17 décembre. M. Le Pen, parti le 5 décembre à Munich pour promouvoir aux côtés de l’ancien Waffen SS Franz Schoenhuber le livre que celui-ci lui a consacré, avait réaffirmé que les chambres à gaz constituaient «un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale». «J’ai dit et j’ai redit, au risque d’être sacrilège, que les...