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Actualités - Chronologie

La Banque Société Générale va initier les privatisations en Algérie

La banque française la Société Générale a demandé aux autorités algériennes un agrément pour installer la première banque privée du pays et accompagner les privatisations en cours. Si le dossier, à l’étude depuis début par le Conseil algérien du crédit et de la monnaie — l’instance suprême dans le domaine bancaire — était accepté, la nouvelle banque sera opérationnelle mi-avril, a indiqué mercredi un porte-parole de la banque française à Paris. Une agence serait ensuite créée à Oran, capitale économique de l’ouest algérien et important centre de pétrochimie. La Société Générale détiendra 49% du capital de sa nouvelle filiale algérienne et en assurera la direction. «Nous somme prêts à prendre le pari que nous serons suivis par la plupart de nos concurrents dans les prochaines années», malgré l’insécurité actuelle, a commenté ce porte-parole. Le capital de 500 millions de dinars (plus de 8 millions de dollars — dont 25% seraient libérés dans un premier stade) sera réparti par ailleurs entre la Société Financière Internationale (SFI - 10%), filiale du FMI, la Banque Africaine de Développement (BAD) et des investisseurs privés algériens, sans aucune participation de l’Etat, a indiqué ce porte-parole. Le nouvel établissement doit se consacrer au financement des opérations de commerce extérieur — en 1996, les importations algériennes se sont élevées à 11 milliards de dollars environ — assurera le suivi des privatisations des entreprises publiques algériennes (conseil en acquisitions) et des émissions obligataires pour le compte des entreprises. Elle développera également des activités de gestion du patrimoine (dépôts, placements) au profit de la clientèle locale et de leasing au profit des entreprises. La première bourse de valeurs algérienne doit ouvrir en janvier avec le lancement d’un emprunt obligataire d’un montant de 5 milliards de dinars par Sonatrach, la compagnie publique des hydrocarbures. La banque américaine Citibank et la banque de Bahrein l’Arab Banking Corporation envisagent aussi de s’installer dans les prochains mois dans ce pays, dont le programme de privatisations porte sur 250 entreprises industrielles, selon le ministre des Finances Abdelkrim Harchaoui. Il a promis de mettre sur le marché «des entreprises viables et non des canards boiteux», après avoir assaini les comptes des entreprises publiques lourdement endettées auprès du Trésor public. Le Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), qui financent le programme algérien d’ajustement structurel depuis 1994, ont invité en juin dernier Alger à libéraliser son système bancaire et financier, entièrement contrôlé par l’Etat depuis l’indépendance du pays en 1962. L’Algérie a ainsi annoncé fin novembre la création de la première compagnie d’assurance à capitaux mixtes, la Trust Algeria d’assurance et de réassurance (TAAR) au capital de 30 millions de dollars, entre deux compagnies de Qatar et de Bahrein (65%) et deux compagnies algériennes (35%). Alger table à partir de l’an 2.000 sur des recettes extérieures de l’ordre de 16 milliards de dollars/an — contre 12 mds en 1996 — provenant à plus de 90% des hydrocarbures. Les réserves de change devraient atteindre 8 milliards de dollars dès fin 1997, grâce à la bonne tenue du marché international des hydrocarbures. Les privés algériens se plaignent régulièrement des difficultés qu’ils rencontrent auprès des banques d’Etat, dont les procédures restent lourdes et les critères d’attribution politiquement orientés. (AFP)
La banque française la Société Générale a demandé aux autorités algériennes un agrément pour installer la première banque privée du pays et accompagner les privatisations en cours. Si le dossier, à l’étude depuis début par le Conseil algérien du crédit et de la monnaie — l’instance suprême dans le domaine bancaire — était accepté, la nouvelle banque sera opérationnelle mi-avril, a indiqué mercredi un porte-parole de la banque française à Paris. Une agence serait ensuite créée à Oran, capitale économique de l’ouest algérien et important centre de pétrochimie. La Société Générale détiendra 49% du capital de sa nouvelle filiale algérienne et en assurera la direction. «Nous somme prêts à prendre le pari que nous serons suivis par la plupart de nos concurrents dans les prochaines années»,...