Ceux qui, ces trois jours fatidiques, ne prendront ni l’avion ni la voiture de crainte d’une «tuile» peuvent d’ores et déjà les noter dans leur calepin.
Ce sera en février, mars et novembre — une combinaison qui ne se reproduit que tous les onze ans. A l’inverse, les années fastes sont celles où le 13 juin est un vendredi. Il n’y a, ces années-là, aucun autre jour maudit.
L’origine de la crainte du vendredi 13 remonte traditionnellement à la Cène, où le 13e convive était Judas, dont la trahison conduira à la crucifixion de Jésus un vendredi.
«Depuis lors, explique le mathématicien américain Thomas Fernsler, le nombre 13 est considéré comme un présage de malchance. Lorsque le 13 est combiné avec vendredi, cela est censé porter doublement malchance. Encore de nos jours, les gens restent superstitieux».
On évite traditionnellement d’être 13 à table. Nombre d’hôtels n’ont pas de chambre numéro 13. On arrête la construction d’immeubles au douzième étage ou bien l’on en bâtit carrément deux de plus. Et ainsi de suite.
Les mauvais augures notent que la mission ratée d’Apollo 13 était partie un 13 avril, 13 minutes après l’heure H. Ils notent aussi que Franklin Roosevelt évitait soigneusement de voyager le 13 du mois et croient que s’il est mort un 12 avril, c’était probablement pour éviter le 13...
Avant d’entrer dans l’année de tous les dangers, les superstitieux positifs pourront se consoler en se disant qu’en cette veille de Saint-Sylvestre, les huîtres peuvent se trouver par 13 à la douzaine. (Reuters)


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