«Nous ne voyons pas de concurrence» entre les deux mais un «parallélisme», a déclaré un porte-parole du département d’Etat, James Foley. Il a réaffirmé que le secrétaire d’Etat Madeleine Albright était «toujours aussi déterminée» à faire avancer les négociations israélo-palestiniennes.
Il n’a pas exclu qu’Oslo ait informé Washington de son intention de s’entremettre mais n’était pas en mesure de le confirmer formellement. Le Proche-Orient «est un sujet de dialogue permanent» entre les deux pays, s’est-il contenté de noter.
Le président Bill Clinton a prévu de recevoir début janvier à Washington le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. Les dates de ces rencontres séparées — qui devraient être suivies, selon les Palestiniens, d’une réunion trilatérale Albright-Netanyahu-Arafat — n’ont pas encore été annoncées.
«Les Norvégiens jouent depuis longtemps un rôle extrêmement utile dans le processus de paix au Proche-Orient et nous accueillons favorablement leurs efforts», a déclaré M. Foley.
Le ministre norvégien des Affaires étrangères Kurt Vollebaek a annoncé samedi qu’il se rendrait au Proche-Orient cette semaine afin d’effectuer une médiation pour tenter de débloquer le processus de paix.
M. Vollebaek a précisé à la radio norvégienne NRK Dagsnytt qu’il avait été invité à effectuer ce voyage par les Israéliens et par les Palestiniens. «Mon ambition est d’obtenir un dialogue direct entre les parties», a ajouté M. Vollebaek. «Dans ce contexte, je pense qu’un retrait (israélien de Cisjordanie) sera l’un des sujets les plus importants», a-t-il dit.
La Norvège avait abrité les premières rencontres secrètes entre responsables israéliens et de l’OLP qui avaient débouché sur l’accord de paix signé en 1993 entre les deux parties. (AFP)


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