«La femme britannique d’aujourd’hui n’a ni enfant, ni préoccupation, ni sens des responsabilités. Sa vie est un tourbillon de plaisirs personnels. Elle réfléchit rarement, sauf quand il s’agit de sexe», rapporte cette enquête conduite par l’Unité des affaires sociales, un bureau d’études indépendant.
«Elle apprécie les blagues qui étaient jusqu’à maintenant l’apanage des adolescents et elle appelle ça «le Girl Power». Sa seule valeur morale consiste à ne jamais porter de jugement. Elle est réticente à tout effort sauf celui d’aller à la salle de gym», peut-on encore lire dans les conclusions de cette enquête.
Basée sur onze magazines destinés aux femmes âgées de 20 à 40 ans dont la diffusion s’élève à 3,7 millions d’exemplaires, cette recherche conclut que l’image que les femmes ont d’elles-mêmes n’est pas flatteuse, qu’elle est souvent dérisoire et immorale.
Dans certains des hebdomadaires étudiés, les enfants ne sont jamais cités, les liaisons ne sont que des affaires de sexe.
Mais c’est le traitement des drames personnels, toujours sur le ton de la plaisanterie, qui a le plus choqué les 12 chercheurs de l’Unité. «Il est très commun de transformer la malchance et les malheurs des autres en spectacle de cirque», explique l’étude.
Même si les magazines diffèrent par moments dans leur description de la femme britannique, l’image n’est jamais positive.
«Ils peuvent se tromper mais leur jugement ne devrait tout de même pas être pris à la légère. Le fait que ces magazines soient lus régulièrement par autant de femmes est une sorte de vote d’approbation», concluent les chercheurs.
Côté hommes, le tableau n’est guère plus réjouissant. Un million de Britanniques – un sur 18 – se saoulent au moins une fois par semaine, selon des estimations à partir d’un sondage effectué pour le compte de l’Autorité pour l’Education sanitaire (HEA).
Selon ces estimations, 190.000 femmes – seulement une sur 100 – britanniques font de même.
Plus de 50% des hommes et 37% des femmes interrogés admettent en outre s’être saoulés au moins une fois au cours de la dernière année, selon le sondage effectué auprès de 1.600 adultes.
Les jeunes de 16 à 24 ans sont les plus gros buveurs: quatre sur cinq jeunes interrogés ont dit avoir bu plus de 4 pintes (2 litres) de bière au cours d’une même soirée, et plus de la moitié de ces derniers disent le faire au moins une fois par semaine.
Soixante pour cent des jeunes femmes ont bu l’équivalent de trois pintes (un litre et demi) ou plus au cours d’une soirée, et plus du quart le fait au moins une fois par semaine.
Un porte-parole de l’HEA estime que l’étude étant basée sur l’autoévaluation, celle-ci sous-estime probablement la consommation réelle. (Reuters, AFP)


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