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Actualités - Chronologie

La miniaturisation envahit le monde de l'informatique

Les ordinateurs miniatures envahissent le salon informatique COMDEX, cette semaine à Las Vegas, signalant selon les experts le début d’une réelle tendance: la diversification des appareils informatiques.
Le dénominateur commun de ces ordinateurs portables ultra-fins, téléphones-écrans et agendas électroniques, c’est l’accès à Internet et au courrier électronique.
«On met un processeur dans quelque chose, et peu importe quoi du moment que ça se connecte au Web», souligne Frank Dzubeck, directeur du cabinet conseil Communications Network Architects.
A l’origine de la déferlante, le PalmPilot, premier agenda électronique à avoir percé sur le marché après six ans d’essais infructueux de la part de grands comme ATT, Apple ou Motorola.
Développé par une petite société depuis racheté par US Robotics, à son tour acquise par la société d’équipement de réseau 3Com, le PalmPilot tient littéralement dans la paume de la main. Il tient lieu de calendrier et de répertoire, permet de lire et écrire son courrier électronique, et se connecte avec le micro-ordinateur du bureau pour mettre à jour dans les deux sens rendez-vous et réunions.
Sa simplicité et son prix (de 250 à 350 dollars) ont plu. En 20 mois, plus d’un million de PalmPilot ont été vendus. Ses concepteurs «ont trouvé la combinaison idéale de prix, de taille et de capacités», résume le PDG de 3Com, Eric Benhamou.
«Avec PalmPilot, le consommateur dit ce qu’il aime», remarque le consultant Cheryl Currid. «Il veut un aide-mémoire, un carnet de notes».
Poussant la logique à l’extrême, le tout nouveau Rex PC Companion, de la société Franklin Electronic Publishers, réduit ses fonctions à celle de calendrier-répertoire et doit tirer ses données d’un micro-ordinateur. Mais il n’est pas plus gros qu’une carte de crédit un peu épaisse, et vaut 150 dollars.

Une seule fonction

«A l’avenir, il y aura beaucoup de tout petits appareils dotés d’une seule fonction», estime M. Dzubeck… «Et pour être honnête, c’est tout ce dont la plupart des gens ont besoin».
Le PDG de Microsoft, Bill Gates, l’avait dit dans son discours d’ouverture du salon, dimanche soir. Lui aussi prévoit la multiplication, à l’horizon de quelques années, de ces ordinateurs que l’on peut ranger dans un porte-monnaie.
Entre cette miniaturisation extrême et le micro-ordinateur, Microsoft ne veut pas risquer de manquer un marché. Le géant des logiciels a lancé il y a un an un système d’exploitation conçu pour des ordinateurs de poche, Windows CE, inspiré du programme qui constitue l’intelligence centrale de 9 PC sur 10.
Un an plus tard, le COMDEX montre la deuxième génération de ces machines, qui ont encore à convaincre des acheteurs indécis.
Malgré la totale compatibilité avec Windows et les versions simplifiées d’applications populaires comme le traitement de texte Word ou le tableur Excel spécialement conçues pour eux, quelque 100.000 seulement de ces ordinateurs de poche ont en effet été vendus, selon le cabinet d’étude International Data Corp. (IDC).
La deuxième génération entend prendre sa revanche. La version numéro 2 de Windows CE est «plus robuste, plus solide», affirme l’analyste d’IDC John Gantz.
Les constructeurs, des grands noms comme Philips, Compaq ou Hewlett-Packard, proposent des machines encore plus menues, de la taille d’un livre de poche, dont ils ont nettement amélioré la qualité de l’écran.
Les classiques ordinateurs portables (laptops) s’allègent eux aussi. Mitshubishi, Symantex et Toshiba proposent des «ultra-portables» qui ne pèsent plus qu’un kilo, soit trois fois moins que la moyenne, pour un prix régime de moins de 2.000 dollars.
Mitsubishi lance un défi au reste de l’industrie, en ayant réussi à faire «ce que tout le monde croyait impossible», souligne Tim Bajarin, de Creative Strategies: son portable Pedion présente une épaisseur de moins de 2 centimètres. (AFP)
Les ordinateurs miniatures envahissent le salon informatique COMDEX, cette semaine à Las Vegas, signalant selon les experts le début d’une réelle tendance: la diversification des appareils informatiques.Le dénominateur commun de ces ordinateurs portables ultra-fins, téléphones-écrans et agendas électroniques, c’est l’accès à Internet et au courrier électronique.«On met un processeur dans quelque chose, et peu importe quoi du moment que ça se connecte au Web», souligne Frank Dzubeck, directeur du cabinet conseil Communications Network Architects.A l’origine de la déferlante, le PalmPilot, premier agenda électronique à avoir percé sur le marché après six ans d’essais infructueux de la part de grands comme ATT, Apple ou Motorola.Développé par une petite société depuis racheté par US Robotics, à son tour...