Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé mercredi à un examen de conscience et à la réconciliation nationale en Israël, à l’occasion de la commémoration de l’assassinat du dirigeant travailliste Yitzhak Rabin il y a deux ans.
«Je suis le premier à dire que je dois, comme les autres, faire un examen de conscience, à tendre la main et dire qu’il faut aller vers le dialogue et la réconciliation», a déclaré M. Netanyahu lors d’une séance solennelle de la Knesset, le Parlement israélien.
«Nous ne pouvons pas abandonner la lutte qui est la raison d’être de la politique, mais nous devons apprendre à être moins sûrs de nous, moins véhéments, plus à l’écoute les uns des autres, plus ouverts aux autres», a ajouté le chef de la droite nationaliste.
«Je tends les deux mains à la réconciliation et à l’unité», a répondu le chef de l’opposition travailliste Ehud Barak à la tribune.
Le parti travailliste a accusé M. Netanyahu d’avoir pris part à la campagne d’incitation à la haine qui a précédé l’assassinat de Rabin et a exigé des «excuses» qu’il a refusé de fournir.
Israël rendait mercredi un hommage officiel à Rabin à l’occasion du deuxième anniversaire de son assassinat, selon le calendrier hébraïque.
Le premier ministre travailliste a été assassiné par un extrémiste juif le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv. (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir