L’objectif d’un système de surveillance terrestre, alors que la menace de crises locales a succédé à celle d’une invasion soviétique majeure, vise à suivre des mouvements de troupes, des convois de blindés ou même des véhicules isolés sur un théâtre d’opérations.
L’OTAN ne dispose à ce jour que d’un système de surveillance aérienne et maritime avec l’emploi de 18 avions-radar Awacs de fabrication américaine.
Un système de surveillance terrestre viendrait en complément de moyens nationaux existants, tels satellites, avions de reconnaissance, drones (avions sans pilote équipés de caméras et d’appareils photo), et le renseignement humain fourni par des militaires spécialisés.
Outre la détection de convois, l’avion américain J-STARS, proposé par les Etats-Unis à l’OTAN, qui s’accompagne de stations de réception au sol, permet une cartographie radar d’installations (sites militaires par exemple), sans — dans le produit proposé à l’OTAN — système d’identification permettant de distinguer «troupes amies et ennemies», convois de belligérants et convois humanitaires.
C’est un système lourd impliquant l’utilisation d’une base aérienne, qui peut couvrir une zone très large à lointaine distance, donc en toute sécurité. Son inconvénient majeur est son utilisation dans un relief montagneux, qui l’empêche de tout voir.
Les programmes d’hélicoptères français Horizon et italien Creso, couplés à un radar, sont plus souples d’utilisation. Ils sont spécialisés dans la détection de véhicules en mouvement, s’affranchissent plus facilement des reliefs montagneux mais sont en même temps plus vulnérables car ils doivent opérer près de leurs cibles. (AFP)


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