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Actualités - Chronologie

La vie sauve au prix de viols répétés


Une Rwandaise, victime de viols répétés pendant le génocide de 1994, a raconté hier devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPR) comment elle avait échappé à un massacre lorsqu’un milicien l’avait choisie pour esclave sexuelle.
Mme «NN», ainsi désignée pour des raisons de sécurité, était entendue dans le cadre du procès de l’ancien bourgmestre de Taba (centre du Rwanda), Jean-Paul Akayesu, a précisé la fondation indépendante Hirondelle (Radio Agatashya), qui suit les audiences du TPR, basé à Arusha (Tanzanie).
Akayesu n’est pas accusé d’avoir personnellement pris part à des violences sexuelles, mais de les avoir tolérées, voire encouragées.
Le témoin a affirmé avoir été violée une première fois le 19 avril 1994, en même temps que sa sœur cadette, par des miliciens hutus accompagnés de voisins. Le même jour, son père et ses frères auraient été tués.
Le lendemain, les voisins seraient revenus pour abuser des deux jeunes femmes. Ayant cherché refuge près de la mairie de Taba, Mme NN aurait été séquestrée pendant 48 heures par un milicien, qui l’aurait violée à plusieurs reprises.
Elle a précisé avoir ensuite retrouvé sa jeune sœur, elle-même victime de plusieurs viols collectifs. «Elle ne pouvait plus bouger, elle avait faim et froid», a-t-elle dit. Plus tard, son corps sera retrouvé dans une fosse commune.
Lors d’une réunion publique, dans la cour de la mairie, le bourgmestre aurait demandé aux miliciens d’emmener les Tutsis, accusés de complicité avec les rebelles du Front patriotique rwandais (FPR). entre 200 et 250 personnes auraient été conduites à une fosse, où elles seraient restées une journée, le temps pour les miliciens de trouver les grenades pour les tuer.
Mme NN a ensuite été écartée du groupe par un milicien, qui aurait déclaré à ses complices qu’elle était «sa femme». Le milicien aurait alors commencé à poignarder les gens et à les jeter dans la fosse. Les autres auraient été tués à coups de machette.
Le témoin a poursuivi son récit, précisant qu’elle avait réussi à s’enfuir après avoir été violée plusieurs fois. Enceinte à la suite de ces viols elle a dit avoir perdu l’enfant au cinquième mois de sa grossesse. (AFP)
Une Rwandaise, victime de viols répétés pendant le génocide de 1994, a raconté hier devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPR) comment elle avait échappé à un massacre lorsqu’un milicien l’avait choisie pour esclave sexuelle.Mme «NN», ainsi désignée pour des raisons de sécurité, était entendue dans le cadre du procès de l’ancien bourgmestre de Taba (centre du Rwanda), Jean-Paul Akayesu, a précisé la fondation indépendante Hirondelle (Radio Agatashya), qui suit les audiences du TPR, basé à Arusha (Tanzanie).Akayesu n’est pas accusé d’avoir personnellement pris part à des violences sexuelles, mais de les avoir tolérées, voire encouragées.Le témoin a affirmé avoir été violée une première fois le 19 avril 1994, en même temps que sa sœur cadette, par des miliciens hutus...