Le PNL considère que «le timing et la façon avec laquelle le problème de l’élection présidentielle a été posé sont plus que douteux».
Le communiqué que le parti de M. Chamoun a publié hier suite à la réunion du conseil supérieur du parti rappelle qu’il est notoirement admis que «cette échéance ne relève aucunement des équilibres internes, surtout dans les circonstances actuelles, mais bien des équilibres régionaux et internationaux qui seront les seuls à pouvoir décider de la fin à donner à cette opération».
Alors le PNL, pour expliquer l’évocation de cette question par les dirigeants, avance deux hypothèses: «soit que les responsables ont voulu précipiter les choses pour aiguiser les surenchères, soit qu’ils ont voulu détourner l’attention des Libanais de la crise économique et de la grève d’avertissement à laquelle a appelé la CGTL».
Le communiqué du PNL soulève aussi le problème des déplacés que «la politique gouvernementale cherche à étouffer» et demande «une suspension de l’arrêté No 81 qui autorise l’expulsion non seulement des familles qui n’ont pas encore reçu leurs indemnités mais aussi des familles dont les villages ne figurent pas encore sur la liste du retour».
Le PNL qualifie ces actions de «massacres» et fait assumer la responsabilité de cette dégradation «à tous ceux qui n’ont pas su honorer leurs engagements et assurer les crédits nécessaires à ce dossiers».


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