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Actualités - Chronologie

Indonésie : la catastrophe continue après cinq mois d'incendies

La fumée des incendies qui dévastent l’Indonésie depuis plus de cinq mois a recommencé, après une brève accalmie, à s’étendre et s’épaissir. Malgré l’aide internationale, seule l’arrivée de la saison des pluies pourra mettre un terme à la catastrophe.
«La situation est toujours très sérieuse et les feux et les fumées sont encore aggravés par la sécheresse», a déclaré M. Braita Manullang, l’un des responsables du Fonds mondial pour la nature (WWF) en Indonésie.
Malgré la présence d’avions bombardiers d’eaux envoyés aussi bien d’Australie, de Grande-Bretagne que des Etats-Unis, le seul espoir pour mettre durablement un terme aux incendies et notamment aux feux des tourbières qui dégagent beaucoup de fumées est l’arrivée de la saison des pluies.
«Il peut y avoir un répit, comme nous venons d’en connaître un, mais notre seul véritable espoir c’est la pluie, la pluie et seulement la pluie», a confié un expert de la lutte contre les incendies de forêts.
Arrivant en principe début septembre, les pluies cette année ont été retardées en raison d’«El Nino», le phénomène qui, en réchauffant les eaux du Pacifique sud, bouleverse le climat du globe.

Famine

Les services météorologiques indonésiens qui, en contradiction avec leurs collègues à l’étranger, annonçaient les pluies comme «imminentes» ou «déjà commencées» depuis plus d’un mois ont finalement reconnu qu’elles risquaient de se faire attendre «pendant encore au moins quinze jours».
Cette sécheresse, la pire à frapper l’Indonésie depuis cinquante ans, a également provoqué la famine et la mort de presque 500 Papous de l’Irian Jaya (partie indonésienne de la Nouvelle Guinée) qui sont décédés, selon les sources officielles, de malnutrition et de maladies intestinales.
Quelque 160.000 personnes au total, dans deux régions de cette province reculée et d’accès difficile, sont menacées par la famine.
Les fumées ont directement causé la mort d’au moins six personnes qui, selon les sources officielles indonésiennes, sont décédées de complications respiratoires et 40.000 ont dû recevoir des soins.
Le ministère de la Santé a annoncé mardi l’envoi d’experts sur place afin d’étudier les risques sanitaires, notamment à long terme, présentés par la fumée chargée de particules solides et de composés chimiques toxiques. Les Etats-Unis ont, pour leur part, proposé l’aide d’experts du fameux Centre de contrôle des maladies d’Atlanta (Georgie).
Traditionnellement allumés en fin de saison sèche pour permettre la mise en culture, les feux cette année ont échappé à tout contrôle, provoquant selon l’expression de l’un des responsables du Fonds mondial de la nature «une catastrophe écologique et environnementale planétaire».
La sécheresse comme les superficies et le nombre des foyers allumés par les grandes sociétés pour établir des plantations industrielles ont contribué à l’ampleur du désastre.
La principale organisation non gouvernementale indonésienne dans le domaine de l’environnement, Walhi, a chiffré à 1,7 million d’hectares les superficies - forêts, plantations, zones agricoles etc. — dévastées par les incendies.
Cette estimation qui, selon les spécialistes, est «modérée et vraisemblable», n’est cependant pas confirmée officiellement. (AFP)
La fumée des incendies qui dévastent l’Indonésie depuis plus de cinq mois a recommencé, après une brève accalmie, à s’étendre et s’épaissir. Malgré l’aide internationale, seule l’arrivée de la saison des pluies pourra mettre un terme à la catastrophe.«La situation est toujours très sérieuse et les feux et les fumées sont encore aggravés par la sécheresse», a déclaré M. Braita Manullang, l’un des responsables du Fonds mondial pour la nature (WWF) en Indonésie.Malgré la présence d’avions bombardiers d’eaux envoyés aussi bien d’Australie, de Grande-Bretagne que des Etats-Unis, le seul espoir pour mettre durablement un terme aux incendies et notamment aux feux des tourbières qui dégagent beaucoup de fumées est l’arrivée de la saison des pluies.«Il peut y avoir un répit, comme nous venons...