A Tokyo, le train de mesures budgétaires de relance est attendu au début de la semaine et pourrait tomber en même temps qu’une réunion des directeurs régionaux de la Banque du Japon.
«Du côté des politiques, on ne manque pas de réclamer un assouplissement budgétaire surtout par des réductions d’impôts mais c’est loin d’être acquis au vu des objectifs du Japon à moyen terme qui sont de réduire le déficit budgétaire et tenter d’amorcer une diminution du rapport de la dette au PIB», commente Stephen Hannah (IBJ International à Londres).
«Du point de vue des marchés, le contexte est défavorable au Nikkei et très positif pour le marché obligataire», ajoute-t-il.
L’actualité financière allemande sera chargée. Quoique peu probable, un nouveau relèvement des taux allemands continuera de préoccuper les marchés européens.
Il leur sera loisible d’y penser avec la masse monétaire M3, que l’on attend à partir de lundi, et l’indice du climat des affaires de l’Ifo qui tombe mardi. L’estimation du coût de la vie d’octobre est attendue soit vendredi, soit le lundi suivant.
Le conseil de la Bundesbank se réunira jeudi. Lors de la dernière réunion, la Banque centrale a relevé son taux d’intervention de 30 pdb à 3,30% pour deux appels d’offres.
Morosité
«M3 ne devrait pas prendre les marchés de court et ceux-ci devraient surtout s’intéresser au coût de la vie. A mon avis, il n’y aura rien à craindre de ce côté-là mais le marché reste prudent. Si le chiffre est bon, le marché n’en tirera qu’un soutien ponctuel», dit Nick Stamenkovic (DKB International).
Bear Stearns, dans une note publiée à Londres, pense que la croissance de M3 sera proche de l’objectif de 5,0% de la Bundesbank, donc bien au sein de la fourchette officielle de 3,5 à 6,0%.
Les ventes au détail britanniques de septembre paraîtront mercredi. Les experts tâcheront d’y voir les effets des hausses de taux successives de l’été. Les analystes attendent ces ventes en baisse de 0,5% et en hausse de 5,4 en glissement annuel.
Ils n’excluent pas une nouvelle hausse des taux si ce chiffre a une orientation inflationniste.
Les Etats-Unis n’auront pas de statistique de premier plan à proposer. Ce qui n’est pas forcément rassurant pour les marchés.
«Le sentiment restera sans doute morose sur le marché obligataire à cause des déclarations récentes du président de la Fed Alan Greenspan», observe Stamenkovic.
La balance commerciale japonaise tombera lundi, suivie le lendemain par son équivalente américaine. Un tir groupé qui pourrait ne pas laisser les marchés indifférents.
En Italie, le passage annoncé aux 35 heures hebdomadaires pourrait faire problème aux syndicats. La CGIL, principale centrale syndicale du pays, a brandi la menace d’une grève si la réduction prévue du temps de travail s’accompagnait de celle des salaires. (Reuter)


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