Celui-ci est destiné à investir principalement en Egypte, au Liban, en Jordanie, à Bahrein et au sultanat d’Oman. Des investissements pourront également être réalisés en Arabie Séoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, au Koweit et dans d’autres pays de la région lorsque le cadre légal le permettra (voire dans des pays comme Dubaï).
Il s’agit d’un Fonds «fermé» dont la durée de vie est de 5 ans. Les souscriptions, ouvertes depuis hier, seront clôturées le 24 novembre 1997. La souscription minimum est de 100.000 US$. Le prix de l’action est de 100 US$.
Le «Fonds» a été lancé hier, à la faveur d’une présentation organisée à l’hôtel «Le Gabriel». Celle-ci a été conduite par les — «investment managers» — les gérants — du «Fonds arabe» de la Société Générale qui sera le premier Fonds d’investissement dans les pays arabes de la région du Moyen-Orient. Ce Fonds sera coté à la Bourse d’Irlande — Irish Stock Exchange — et sans doute bientôt à la Bourse de Bahrein.
La diversification géographique étant un objectif stratégique pour les investisseurs institutionnels européens, ceux-ci regardent de plus en plus en direction des marchés émergents et préémergents. M. Fady Bustros, en charge de la clientèle privée à la «Société Générale Libano-Européenne de banque» (Liban) — qui est distributeur de ce Fonds pour le Liban, explique à ce propos qu’il est toujours plus intéressant d’arriver les premiers — premier Fonds — sur des marchés qui ne sont pas encore suffisamment volumineux et liquides à l’instar de ceux du Moyen-Orient.
Pourquoi cette région alors qu’elle continue de représenter des risques d’instabilité politique?
M. Bustros répond: «Parce qu’en terme de capitalisation du marché — market capitalization — le Moyen-Orient représente un grand potentiel, voire entre 25 à 30 milliards US. Par ailleurs, les pays du Golfe sont en train de s’ouvrir aux capitaux privés. Toute cette région a d’ailleurs été considérée comme une région économique majeure par les investisseurs internationaux. Les réformes économiques engagées par les pays arabes, l’élargissement de la base de l’économie dans les pays du Golfe, qui s’orientent de plus en plus vers la diversification de leur production pour ne plus rester sous la dépendance du pétrole, sont des facteurs déterminants aux yeux des investisseurs internationaux. Tout cet effort économique, et l’engagement pris par plusieurs de ces Etats à développer des économies modernes, combinés à un déclin des tensions politiques, sont un signe rassurant pour les investisseurs en question. Cela, d’autant plus que le succès de ce processus de réformes est reconnu et soutenu par le FMI (Fonds monétaire international) et la SFI», (Société financière internationale - branche privée de la Banque mondiale).
Un Fonds à
hauts rendements
Ce Fonds sera géré par «de grands professionnels et qui sont des spécialistes» précise M. Bustros.
Le savoir faire technique, comptable, et légal de ceux-ci, combiné au «flair» et à la «connaissance du terrain» des conseillers du réseau de la «Société Générale» dans les pays arabe du Moyen-Orient, sont la meilleure garantie des prises de décision les plus adéquates. «Cependant, précise M. Bustros, le réseau «Société Générale» a pour mission de confirmer ou d’informer les décisions qui sont seulement prises par les gérants du Fonds».
C’est un Fonds «fermé» et donc à plus hauts risques? M. Bustros souligne à ce propos: «C’est un Fonds fermé à très hauts rendements et donc à plus hauts risques que les valeurs habituelles». Et de poursuivre que près de 15 à 18% des capitaux collectés par ce Fonds seront investis au Liban (le gros volume va à l’Egypte puisque 45% de ces capitaux y seront investis).
Nayla ABI KARAM


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